Les attaques perpétrées vendredi ont surpris tout le monde. La désolation et la stupéfaction étaient lisibles sur tous les visages des Casablancais. Les agents de la police nationale, pas du tout habitués à ce phénomène, se sont acquittés de leur mission tout en encaissant le choc. La situation était tellement inhabituelle qu’une marée humaine de curieux s’est rendue sur place. Les éléments de la police nationale n’ont pas cherché à boucler les lieux. Au contraire, la situation était gérée avec une compréhension naturelle. Il faut dire que depuis cette catastrophe nationale, « la culture » en la matière serait certainement renforcée. Les dispositifs seront revus et corrigés. À situation exceptionnelle, il est bien normal d’adopter un comportement tout autant exceptionnel. Désormais, il faudra compter avec des dispositifs antiterroristes qui ont fait leurs preuves. L’expérience en la matière de pays bien exposés à ce risque sera certainement sollicitée. Pour l’heure, des blessés, plus de sept au total, sont à relever chez les membres de la police nationale. Toutefois, si les évènements ont surpris par leur ampleur, la gestion de la crise est bien réelle. Première approche, la maîtrise de la véritable psychose à l’attentat qui s’est emparée de plusieurs quartiers de la capitale économique du Royaume.
Des rumeurs insistantes faisaient état de nouvelles explosions samedi matin, renforcées par les périmètres de sécurité que la police installait autour de véhicules suspects alimentaient toutes les conversations, obligeant le ministère de l’Intérieur à publier un démenti officiel. En parallèle, les autorités marocaines ont fait état dimanche de progrès rapides dans l’enquête sur les cinq attentats-suicides perpétrés vendredi soir à Casablanca et qui ont fait 41 morts dont treize kamikazes, selon le dernier bilan officiel. Plus de trente arrestations ont été opérées dans le pays dans le cadre de l’enquête, apprenait-on dimanche matin à Rabat de source policière. Aucune précision n’a pour le moment été fournie sur l’identité des personnes arrêtées ou sur les liens qui auraient pu êtres établis entre elles et les attentats. Le ministre Mostapha Sahel s’est félicité, samedi soir, des «progrès rapides» de l’enquête, révélant notamment que les attentats ont été perpétrés par une cellule composée de 14 membres, répartis en cinq groupes. Selon M. Sahel, treize des membres de cette « cellule» ont été tués dans les attentats tandis que le quatorzième a été arrêté.








