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Les fournisseurs Font appel à la Primature et à la CGEM

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Quarante entreprises nationales sont actuellement au bord de la faillite à cause du refus de la société Palais des Roses d’honorer ses engagements financiers à leur égard. Il s’agit des fournisseurs de services ou de matériels qui ont approvisionné les responsables du projet durant la phase de construction et d’équipement de l’hôtel Palais des Roses et qui se trouvent actuellement dans une situation financière très difficile, voire catastrophique dans certains cas, puisqu’ils se voient refuser le paiement de plus 73 millions de DH que la société dirigée par Azzeddine Lakhouaja leur doit.
« C’est un problème qui prend une dimension sociale puisqu’il y a des milliers de familles qui risquent actuellement de perdre leur source de revenus », affirme le porte-parole des créanciers de la société Palais des Roses, M. Alami. Ce dernier explique que « la situation financière catastrophique créée par le non-respect par les dirigeants de la société Palais des Roses international de leurs engagements vis-à-vis de quarante entreprises nationales, met en péril des milliers de postes de travail ». Pour ce chef d’entreprise victime, « il est désolant de constater que l’investissement étranger, qui est censé créer des emplois, devient générateur de chômage ». C’est le cas, affirme-il, de la société Palais des Roses qui, au lieu de générer des emplois, a provoqué la faillite de plusieurs fournisseurs avec ce que cela engendre comme pertes d’emplois.
Cet entrepreneur, qui parle au nom des fournisseurs non payés, affirme que « c’est ce côté social que nous avons exposé à Cheikh Saleh Kamel à l’occasion de notre rencontre avec lui, il y a presque dix jours ». Durant cette réunion, qui s’est déroulée en présence de Azzeddine Lakhouaja, les victimes ont demandé au dirigeant de Dallah El Baraka, Cheikh Kamel, de mettre fin à leur calvaire. « Nous lui avons dit que, lorsque nous nous sommes engagés dans le projet de construction du Palais des Roses, nous avons fait confiance à sa réputation internationale, car c’est lui que nous considérons comme promoteur du projet », affirme-t-il. « Lors de notre entretien, nous avons fait appel à son honnêteté et à sa réputation pour qu’il intervienne pour mettre fin à notre souffrance », explique le porte-parole des victimes avant de souligner que « Cheikh Kamel nous a dit qu’il était désolé pour ce qui s’est passé et nous a promis que Lakhouaja va nous payer ». Pour le représentant des victimes, Lakhouaja n’est qu’un pion et la seule personne capable d’honorer ses engagements reste Cheikh Saleh. « C’est Cheikh Kamel qui doit résoudre notre problème, sauf s’il donne la preuve de s’être retiré de la société Palais des Roses, ce qui n’est pas le cas », explique-t-il. S’agissant des allégations de non-accomplissement des engagements par les fournisseurs avancées par Lakhouaja, ces derniers affirment qu’il n’en est rien. « En affirmant que les fournisseurs n’ont pas honoré leurs engagements, Lakouaja se contredit lui-même, car, si c’était le cas, il ne nous aurait pas demandé de lui rééchelonner les dettes ». En effet, les fournisseurs affirment que Lakhouaja leur avait demandé, il y a quelques mois, de lui accorder un nouveau délai et qu’il leur avait donné de nouveaux effets avec de nouvelles échéances, prouvant ainsi que leur travail était terminé. Car, si ce n’était pas le cas, il ne leur aurait jamais demandé un nouveau délai, ni donné de nouveaux effets.
Pour un autre fournisseur, les poursuites judiciaires sont engagées et la justice s’est prononcée. « Aujourd’hui, nous sommes passés de la phase de la saisie conservatoire à la saisie exécutoire et ce qui reste c’est de formuler la demande de liquidation judiciaire ».
Cette dernière solution est toutefois écartée par les fournisseurs qui estiment que si la situation arrive à cette phase, ils seront perdants puisque cette procédure prend des années et ils risquent de ne rien recevoir puisque leurs dettes seront éclipsées par celles des banques.
C’est pour cette raison que les fournisseurs espèrent une solution politique à leur problème. « Notre dossier a été soumis au président de la CGEM, Hassan Chami, qui nous a promis de se pencher sur cette affaire, d’ailleurs, il l’a soumis au Premier ministre, Driss Jettou », affirme le porte-parole des créanciers. Enfin, les victimes de la Société Palais des Roses sont unanimes quant à inviter toutes les parties concernées à s’impliquer dans la recherche d’une solution à leur situation désastreuse.
« Nous sollicitons l’intervention du Premier ministre, celle du président de la CGEM, et celle de Cheikh Saleh pour mettre fin à notre calvaire, car il s’agit du sort de plusieurs milliers de personnes qui risquent de se trouver au chômage », affirme le représentant des fournisseurs.