À l’époque, plusieurs systèmes existaient avant 1945, mais ils ne couvraient que moins de la moitié de la population. Au fil des années, les autres régimes complémentaires sont venus compléter les régimes de base. D’où, en France, une diversité de régimes en fonction du statut professionnel, de la branche d’activité, voire de la profession.
La philosophie du système français est simple : assurer aux retraités un niveau de vie acceptable, et de lutter ainsi contre le problème de la pauvreté chez les personnes âgées. Le système couvre aujourd’hui la totalité la population. Il permet aux retraités d’avoir un niveau de vie comparable à celui des actifs.
Cette efficacité repose principalement sur le mode du fonctionnement du système. En effet, ce dernier repose sur la répartition, fondée sur les principes de solidarité, d’universalité et d’unicité. Ainsi, le principe de solidarité se concrétise par le transfert financier entre générations, mais aussi par la prise en compte de facteurs comme la situation familiale ou les évolutions de carrière.
Le principe d’universalité se traduit par le « minimum vieillesse », qui permet à tous de recevoir un revenu. Cependant, le système actuel présente plusieurs inconvénients. On reproche notamment au système français d’être compliqué: le nombre de régimes et de caisses différents est important et il est parfois difficile pour un français de comprendre sa propre situation. On estime également que le système actuel ne pourra pas assurer un maintien du niveau des retraites du fait de l’accroissement du nombre de retraités par actif, de l’allongement de l’espérance de vie et de la durée de la retraite.
Ceci provient principalement que le système est à plus de 95% fondé sur la répartition, et n’utilise quasiment pas les techniques de capitalisation, ce qui pose problème lorsque les courbes démographiques deviennent défavorables. Conséquence : le système français de retraite va connaître un important déséquilibre financier, et ce, à partir de 2005. Une réforme est en vue. On attenant également la nôtre…









