Avant de répondre à cette question, il convient de prime abord de définir le référent de l’aspect urgent de ces décisions. En d’autres termes, pourquoi sont-elles urgentes ?
Ce référent a trait à la problématique de la réalisation d’une croissance économique suffisante pour affronter les défis sociaux grandissant depuis le début des années quatre-vingts et que les gouvernements précédents, y compris celui de l’alternance, ne sont pas arrivés à contenir et à résoudre certains de leurs aspects. Il s’agit, en premier lieu, des problèmes de l’emploi, de la pauvreté et des déficits qui caractérisent les secteurs sociaux vitaux, tels l’Enseignement, la Formation, la Santé et le logement social.
Dans ce sens, l’encouragement et l’attraction des investissements étrangers, qui ne représentent, aujourd’hui, que 10 % de l’ensemble des investissements affectés au Maroc, constituent l’un des enjeux prioritaires qui interpellent le gouvernement actuel. Particulièrement au vu des prévisions concernant les investissements nationaux qui ne dépassent guère les 60 milliards de dirhams, et ne répondent pas aux besoins du pays. Néanmoins, l’encouragement et l’attrait des capitaux étrangers nécessitent la mise en application de trois mesures opérationnelles.
Premièrement, la mise en oeuvre d’un projet de réforme administrative allant dans le sens de la transformation de l’administration d’un instrument de blocage des investissements à un outil au service de la croissance économique et la mobilisation des investissements.
Deuxièmement, l’adoption d’un code de travail pour doter les investisseurs nationaux et étrangers d’une visibilité leur permettant d’injecter leurs capitaux dans une dynamique de développement global du pays.
Enfin, la réforme de la justice pour la modernisation et le développement de notre système judiciaire. Une mesure à même d’encourager l’investissement des capitaux.
Dans ce cadre, et à la lumière des nouvelles donnes portant sur l’élargissement de l’Union européenne, il est impératif de procéder à une révision de notre partenariat avec les pôles économiques étrangers, dont particulièrement l’Union précitée ; et ce conformément aux résolutions du Sommet de Copenhague. D’un autre côté, il convient de créer de nouvelles formes de coopération avec les composantes du Groupe des 77, en plus de la Chine, notamment dans le sens du développement des relations Sud-Sud, étant donné que le Royaume du Maroc est appelé, dans l’avenir proche, à tenir la présidence de cette entité.
• Traduit par A.K.









