Azzedine El Khwaja se croyait tout permis y compris de ne pas s’en tenir au respect du plan masse initial du Palais des Roses délivré en juin 2001 par les autorités de la ville d’Agadir. En effet, le promoteur du projet a apporté de son propre chef deux modifications de taille à ce plan. Primo, il a construit sur le front de mer deux villas jumelles de 1400 mètres carrés. Ce qui a gâché l’esthétique générale de l’hôtel et caché presque le tiers de la vue sur mer. Azzedine El Khawja a expliqué cette initiative personnelle par son désir d’offrir une villa à son associé Cheikh Saleh El Kamel pour venir y passer ses vieux jours. Et la deuxième villa ? Elle est destinée à qui ?
Dans notre discussion, l’intéressé n’a reconnu qu’une seule. Comment M. El Khawja justifie-t-il cette entorse ? Pour toute réponse, il a laissé entendre que deux villas de plus ne représentent rien par rapport à la taille du projet du Palais des Roses et aux projets futurs de Della El baraka à Agadir.
Secundo, le centre de thalassothérapie de l’hôtel. Celui-ci, dans le plan modifié, empiète sur la voie publique. L’architecte du projet dans une lettre datée du 28 octobre 2002 a signifié à Azzedine El khwaja son intention de se désister du projet en déclinant toute responsabilité en tant que maître d’œuvre après avoir décliné les motifs en ces termes : “ Vu votre désir de ne pas m’associer au suivi du chantier depuis presque un an et donc n’ayant plus aucune maîtrise sur ce projet qui vogue selon votre bonne volonté en faisant fi des plans “Ne Varietur“, vu mon désir de ne pas assumer la responsabilité de vos nombreuses décisions malencontreuses : modifications apportées au projet sans mon accord et avis et implantation du centre de thalassothérapie en dehors de la limite foncière et construction d’une villa qui ne figure pas dans le dossier autorisé“.
Copie de la lettre de l’architecte a été adressée “pour information“ à l’agence urbaine d’Agadir, à la municipalité de Ben Sergao, au conseil régional des architectes, à la wilaya d’Agadir et au bureau d’études tunisien Sapcot international qui s’est désengagé lui aussi du projet par la suite.









