S’il y a un domaine où la coopération arabe est dynamique c’est bien celui qui relève du domaine de la Sécurité. Un tel constat se confirme de jour au jour et se consolide au fil des ans. Aujourd’hui, une 5ème conférence arabe des responsables de la lutte contre le terrorisme ouvre ses travaux, à Tunis, avec la participation, évidemment, de responsables des organes de sécurité chargés de la lutte contre le terrorisme dans les pays arabes et de représentants de la Ligue arabe.
Un communiqué du secrétariat général du conseil des ministres arabes de l’Intérieur précise que cette conférence s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du deuxième plan arabe de lutte contre le terrorisme.
Ainsi, l’on apprend que les pays arabes disposent d’un second plan en matière de lutte contre le terrorisme. Mais, dans d’autres domaines ayant trait à d’autres dimensions sécuritaires, tels la sécurité alimentaire, la coopération économique, les échanges commerciaux et la défense de positions diplomatiques en commun, font défaut, ou sont, du moins, loin de répondre aux aspirations du monde arabe et de ses peuples. Il va sans dire que dans ce monde, les attentats terroristes, dans bon nombre de pays, sont rares, et que là où les règles du jeu politique sont respectées, la violence politique se fait de plus en plus rare. Car, contrairement, à des pays occidentaux, que ce soit en Europe, au Japon, aux Etats –Unis d’Amérique ou dans d’autres coins du monde, la violence politique et les actes terroristes ne sont, probablement, pas des phénomènes en rapports corrélatifs avec le degré de pauvreté ou de frustration. Souvent, ces phénomènes font partie d’une stratégie globale de déstabilisatrice politique n’ayant aucune relation avec l’état des demandes sociales. L’Espagne en est l’exemple éloquent.
Dans le cas de notre pays, le Maroc, la violence politique a été, largement, liée à des facteurs exogènes. Elle a pris corps et s’est développée dans certains milieux de la résistance nationale contre le colonialisme et elle a continué à survivre grâce (ou à cause) de l’appui étranger et de l’assimilation de cette lutte à celle entamée contre les forces étrangères et pour le recouvrement de la liberté et le parachèvement de l’intégrité territoriale du pays. Les rares cas de terrorisme que le Maroc a connus durant les dernières décennies, ont été alimentés de l’extérieur. Certes, une telle confirmation n’exclut nullement la persistance de certains problèmes à même de générer la violence et de la rendre légitime aux yeux de certains acteurs contestataires.
La pauvreté, les disparités sociales, le cumul des frustrations, l’abus de pouvoir et le favoritisme politique, ou autres, sont autant d’éléments qui nourrissent le malaise et balise le terrain aux comportements a-systémiques. Mais, toujours est-il que dans le royaume, la violence n’a jamais eu son droit de cité. Elle a toujours était rejetée, même quand elle provenait d’appareils étatiques. Dans le même ordre de réactions, il a été démontré que durant l’histoire de notre pays, les groupes ou confréries ou même les partis qui ont pu survivre et bénéficier de l’appui et du soutien des citoyens sont ceux qui ont su être flexibles et porteur d’espoir.









