Couverture

Observatoire des prisons : Une mission utile

L’Observatoire marocain des prisons (OMP) est une association qui a vu le jour en 1999. Elle existe cela fait maintenant 5 ans et sa mission consiste à entreprendre des visites dans les prisons marocaines.
A cet effet, cet organisme a obtenu l’autorisation de la part du ministère de la Justice. Chaque année, après une visite pointue dans les milieux carcérales, l’OMP publie des rapports détaillés sur les conditions des prisonniers. Le président de cette association n’est autre qu’Abderrahim Jamaï.
Concernant les activités de l’OMP, celles-ci se répartissent sur trois volets. D’abord, l’Observatoire a pour mission de visiter les prisons et d’y recueillir des informations et les plaintes des détenus. En outre, cette association joue également le rôle de relais entre les prisonniers et la soiété civile. Tout cela doit se réaliser normalement dans un souci de transparence. Ainsi, ce rôle de relais servira à aider les prisonniers par des prestations de services de la part des médecins, des avocats et du secteur privé.
L’Observatoire a également pour rôle de sensibiliser et d’informer sur les conditions carcérales et les transgressions des droits des prisonniers et le respect des règles minima. Tout cela dans le but de faire pression sur le gouvernement pour changer les lois carcérales et pour plus de transparence. L’OMP a développé d’autres moyens de suivi à travers les détenus et leurs familles.
Les visites et les renseignements, recueillis sur le terrain constituent un moyen de collecte de données en plus du contact direct avec les prisonniers et aussi un moyen de sensibilisation de ces cerniers à leur droits. L’OMP continue son programme de visites pour toutes les prisons du Maroc pour d’abord se familiariser avec les structures et les spécificités de chaque situation et chaque prison.
Le travail qui se réalise par l’Observatoire est un travail de proximité. Celui ci présente par ailleurs plusieurs difficultés liées au contexte général du pays : la généralisation de la pauvreté au sein d’une large frange de la population, le taux élevé de l’analphabétisme ainsi que les frustrations sociales. Selon les membres de cette association, tout ceci marginalise cette large frange de la population qui se trouve dans les prisons. L’association a également pour mission de mobiliser des clubs et des associations culturels pour distribuer des médicaments et des couvertures aux prisonniers. Mais par ailleurs, l’association a du mal à faire le suivi de toutes les demandes d’aides ou d’intervention. Ainsi, les membres les plus actifs au sein du bureau sont débordés par les appels téléphoniques qui ne se limitent pas au siège de l’association, mais le dépasse à toutes les heures de la journée. Selon les membres, ceci nécessite dans l’avenir un numéro vert et une écoute téléphonique permanente, car en plus de la consultation, les plaintes, il y a la détresse. Une détresse qui est de plus en plus ressentie.