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Réactions indignées

Tout de go, le communiqué de la diplomatie marocaine souligne « l’argumentation particulièrement précise et objective » qui a servi de base à l’appréciation du secrétaire général au sujet du plan de règlement au sahara « dont la mise en oeuvre est considérée comme hautement improbable, quelles qu’en soient les modalités ».
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération rappelle à cette occasion les termes du communiqué publié par le gouvernement le jeudi 21 février 2002 marquant « le rejet catégorique de tout projet ou proposition visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale et à la souveraineté inaliénable du Maroc sur ses provinces du sud » et rappelle «le caractère extrêmement dangereux de cette proposition pour la stabilité de l’ensemble de la région».
Le communiqué souligne que «le pouvoir algérien a bloqué l’édification du Grand Maghreb, compromis son développement et empêché le rapprochement de ses peuples» en s’obstinant à créer et à entretenir un conflit et une tension artificiels.
Il note que « la détention prolongée, au mépris du droit international humanitaire et des conventions de Genève de 1949, de 1.362 détenus marocains sur le territoire algérien, et ce depuis plus de 20 ans, constitue une source de préoccupation extrême pour le Royaume du Maroc et une atteinte à la conscience universelle ».
Le Maroc se joint à l’appel du secrétaire général au Conseil de sécurité pour « exiger une libération immédiate et sans condition » des 1362 marocains « détenus dans des conditions dramatiques à Tindouf en Algérie », ajoute le communiqué réitérant les préoccupations du Maroc au sujet du sort des populations des camps de Tindouf « otages d’ambitions algériennes jusqu’alors inavouées, mais enfin dévoilées ».
Le Maroc demande avec force que le Conseil de sécurité « prenne les mesures qui s’imposent devant le comportement négatif du polisario qui viole les accords de coopération avec les observateurs militaires de la Minurso » et attire l’attention du Conseil de sécurité sur l’appréciation apportée par le secrétaire général de l’ONU concernant « le refus par le polisario, appuyé par l’Algérie, de l’introduction des mesures de confiance préconisées par le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés en vue du retour des personnes et des familles des camps de Tindouf, vers leur lieu d’origine ».
Enfin, le communiqué affirme que le royaume « continuera à coopérer, avec ouverture d’esprit et responsabilité, avec le secrétaire général et son envoyé personnel, à la recherche d’une solution définitive et durable de ce différend régional, fondée sur le respect de sa souveraineté et basée sur le projet d’accord-cadre proposé par M. Baker ».

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