Aujourd’hui le Maroc : Qu’elle est votre première réaction par rapport aux attentats du vendredi dernier ?
Ahmed Herzenni : Comme tous les Marocains, je suis indigné par ces attentats terroristes qui ont coûté la vie à des dizaines de personnes complètement innocentes et j’espère qu’ils n’auraient pas de suite. En même temps, tout en s’indignant, je suis conforté par la réaction du peuple marocain qui a été unanime à condamner ces attentats. J’espère que la mobilisation populaire qui a eu lieu à cette occasion, va se maintenir pour nous permettre de nous attaquer aussi bien aux problèmes de la paix civile qu’à tous les autres problèmes qui nous harcèlent, notamment les problèmes portant sur la démocratisation et le développement.
Est-ce que vous estimez, à cet effet, que ces attentats pourront avoir des répercussions négatives sur la démocratisation du Maroc?
Comme je le disais, s’ils ont un impact , ce sera un impact plutôt positif que négatif. Je pense que pour éradiquer le terrorisme, il nous faut plus de démocratie et pas moins.
Quel regard portez-vous sur le profil de ces terroristes ?
Si tous les faits annoncés se confirment, je crois que tous les gens impliqués dans ces attentats, viennent de la périphérie de Casablanca, et plus particulièrement, du seul quartier de Sidi Moumen.
Si ces donnes se vérifient, cela prouverait que l’analyse que nous avons faite se confirme, c’est-à-dire que ces quartiers périphériques où se concentrent la marginalité et la privation au bénéfice de la modernité, sont un terreau pour toutes les formes d’extrémisme et de terrorisme. Donc, à long terme, le remède à tout cela réside dans l’éradication de la pauvreté et l’inclusion de toutes les catégories sociales dans le processus de développement.
Comment expliquez-vous l’intérêt particulier accordé par les pays étrangers à la situation qui prévaut actuellement au Maroc?
Je pense qu’une partie de la réponse réside dans le fait qu’il s’agit d’un phénomène nouveau. Rien de tel ne s’était jamais passé au Maroc. Bien entendu, il faut attendre que les choses s’éclaircissent avant de se prononcer sur cette question de manière approfondie et objéctive.








