Pas besoin de remettre le compteur à zéro. «Il y a de bonnes idées sur la table » des négociations, a estimé la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, en faisant allusion à l’initiative marocaine pour négocier un statut d’autonomie au Sahara. La responsable américaine a par ailleurs insinué que le départ du médiateur Peter van Walsum ne veut pas dire qu’il faut faire table rase des conclusions audacieuses qu’il a notifiées dans son rapport du 21 avril au Conseil de sécurité, rejetant clairement l’option de «l’indépendance» prônée par le Polisario. Evoquant le processus de négociations, engagé en juin 2007 à Manhasset, en banlieue new-yorkaise, Mme Rice a exhorté les parties au conflit à reprendre les pourparlers souhaitant un règlement rapide de la question du Sahara. « Il va y avoir une nouvelle série de négociations, nous allons la soutenir, il y a de bonnes idées sur la table, et il y a les moyens d’aller de l’avant », a fait valoir Mme Rice, ajoutant que « ce que nous recherchons, c’est une solution mutuellement acceptable ». Interrogée sur la tension entre Rabat et Alger, la Secrétaire d’Etat américaine a jugé « extrêmement important que le Maroc et l’Algérie aient de bonnes relations ». L’Algérie, qui arme le bras du Polisario, est à l’origine de la tension prévalant avec le Maroc, en raison des obstacles érigés devant une solution politique négociée au conflit plus que trentenaire autour du Sahara. Réagissant à cette question, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri, a réitéré l’appel du Royaume pour la normalisation de sa relation avec le voisin de l’Est, soulignant que «le Maroc voit son avenir dans le Maghreb». «Nous espérons dépasser les obstacles et les difficultés que nous vivons depuis quelques années», a dit le chef de la diplomatie marocaine, ajoutant que «nous sommes très heureux des efforts qui peuvent être faits par la communauté internationale pour nous aider à travailler et à coopérer ensemble pour assurer la stabilité de la région et réaliser un Maghreb économiquement intégré et socialement ouvert». Le ministre Fassi Fihri a salué les encouragements de l’administration américaine en faveur de l’intégration maghrébine, car le Maghreb, a-t-il dit, mérite cette attention pour «des raisons stratégiques et sécuritaires mais aussi de progrès, de développement et de démocratie».










