Driss Faïz est en détention aux îles Canaries. Son crime : racontars de ses amis l’accusant d’être la tête pensante d’une opération d’immigration clandestine. Rien que cela pour un mineur lors des faits qui lui sont reprochés…
Driss, toujours jeune, il a moins de 18 ans, croupit dans des geôles des iles espagnoles, pourtant connues pour leur hospitalité et leur caractère touristique. Ce qui aggrave sa situation c’est qu’il est analphabète et ne peut donc communiquer. Ce sont là des faits qui nous interpellent tous.
Mais ce qui est affligeant c’est ce silence assourdissant des organisations marocaines des droits humains. Voilà une affaire qui ne peut souffrir de manque d’unanimité et qui ne peut supporter des calculs politiciens de quelque ordre que ce soit, mais qui n’a pas été prise en considération et la mobilisation autour de dossier n’est malheureusement pas à l’ordre du jour…Aussi pourrit-on s’attendre à ce que les ONG des droits humains qui ont fait de la défense des droits de l’homme leur raison d’être, qui se sentent concernées par toute atteinte à l’intégrité physique et morale des citoyens, prennent en considération des cas de Marocains incarcérés à l’étranger. On se rappelle la mobilisation des intellectuels et des syndicalistes italiens en Sicile pour le bien des Marocains en situation irrégulière. Pourquoi pas au Maroc ? Pourquoi pas l’association des victimes de l’émigration clandestine n’a pas bougé pour soulever ce cas ? pourquoi pas un comité pour la libération d’un jeune marocain vu que les indices de son innocence concordent.
Des questions sans réponses certes mais Driss ne doit pas rester en prison sur un sol étranger…








