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Une ONG US tient l’Algérie pour responsable de la situation à Tindouf

M. Merrill Smith, qui a contribué à l’élaboration de l’étude de l’USCRI, rendue publique mercredi sous le titre: "World Refugee Survey 2006 : Risks and rights", a déploré le fait que l’Algérie n’ait pas répondu aux appels qui lui ont été lancés concernant la fermeture des camps de Tindouf où des milliers de personnes sont confinées depuis une trentaine d’années.

Le Comité a en effet interpellé l’Algérie, dans plusieurs de ses rapports et études, au sujet des conditions déplorables dans lesquelles vivent les populations sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf par le "polisario", avec l’aval d’Alger, et l’avait appelé en mars dernier à fermer ces camps à la suite des inondations ayant aggravé le calvaire enduré par les populations.

"Nous n’avons reçu aucune réponse » à cet appel de la part de l’Algérie, a déploré M. Merrill Smith, dans une déclaration à MAP-Washington .
M. Smith, qui a expliqué que l’USCRI essaie toujours de travailler avec "la société civile des pays abritant des réfugiés", étant convaincu de l’importance d’une telle solidarité, a indiqué que le Comité a tenté d’entrer en contact avec la société civile algérienne mais que cela n’a pas été possible en raison de "l’environnement restrictif sur le plan politique", qui prévaut dans ce pays.

"Si certains imputent la responsabilité de la situation prévalant dans les camps de Tindouf au "polisario" puisque c’est lui qui gère ces camps, le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants tient l’Algérie pour responsable de cette situation", a-t-il poursuivi.

"C’est un territoire algérien et l’Algérie est responsable des réfugiés se trouvant sur son territoire », a affirmé le responsable de l’USCRI. Le Comité a en outre épinglé l’Algérie pour le traitement réservé aux populations des camps de Tindouf en les privant du droit à la liberté de mouvement, au travail ou à la propriété.

Le Comité note, d’autre part, que ceux parmi les séquestrés qui "parviennent à quitter les camps, sans autorisation, sont souvent appréhendés par les militaires algériens et remis aux responsables du " polisario " avec lesquels ils coopèrent étroitement".
L’USCRI, créé en 1911, s’est fixé comme mission la protection des réfugiés, l’aide des immigrants et la défense de leurs libertés.

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