Intelligence artificielle : Entre confiance et appréhension

Intelligence artificielle : Entre confiance  et appréhension

L’Institut CDG approfondit le débat autour de cette technologie

L’intelligence artificielle (IA) est, actuellement, au cœur des mutations que connaît la société et fait partie intégrante du quotidien de tout un chacun. C’est ce qui est ressorti d’un webinaire organisé, mardi 22 septembre, sous le thème «Peut-on faire confiance à l’IA?». C’est la seconde rencontre initiée par l’Institut CDG autour de l’IA, après celle qui «avait pour objet de rappeler l’histoire de l’IA depuis son origine et d’exposer l’ensemble de ses orientations en mentionnant plus particulièrement l’apprentissage machine, le deep learning et le big data», selon les organisateurs.

Les six intervenants ont réussi à approfondir, lors ce de webinaire, le débat à travers leurs réponses aux principales questions concernant la confiance ou la peur qu’on peut avoir envers l’IA. «Le sujet suscite un scepticisme et une crainte chez certains, qui s’inquiéteraient de l’arrivée des robots intelligents destructeurs d’emplois», a souligné Aziz Boucetta, directeur de Panorapost et modérateur de cet événement.

Selon Karim Baïna, l’IA est définie comme un ensemble de théories et de techniques ayant comme principal objectif de reproduire un équivalent technologique à l’intelligence humaine. «En fait, on différencie généralement entre deux grands types de l’IA. Celle qui se veut spécialisée dite faible et reproduit les fonctions cognitives de l’intelligence, à savoir la perception, le raisonnement et l’apprentissage, mais uniquement dans un domaine d’application spécialisé. Le deuxième grand type de l’IA dite forte est le développement d’une intelligence qui peut remplacer dans l’absolu l’étendue de l’intelligence humaine dans toute sa complexité cognitive, psychomotrice, sociale et émotionnelle», a-t-il fait savoir.
Concernant la question relative à la peur de l’IA, Rachid Guerraoui, informaticien et professeur à l’Ecole polytechnique de Lausanne, a évoqué deux éléments de réponse. Dans un premier temps, l’intervenant a tenu à préciser qu’il faut craindre l’IA, surtout «la bêtise naturelle des algorithmes». Avec le grand nombre d’informations qu’ils comportent, les algorithmes risquent, selon M. Guerraoui, de faire beaucoup d’erreurs informatiques qui peuvent parfois entraîner des catastrophes. Pour éviter les sources naturelles de ces erreurs informatiques «il faut absolument essayer de maîtriser l’informatique qu’on utilise», a-t-il souligné.

D’autre part, M. Guerraoui a fait part de la nécessité de savoir surfer sur la vague de l’IA, surtout que le Maroc mise beaucoup sur la délocalisation et les métiers dans les secteurs d’industrie.
«Si on n’arrive pas à maîtriser l’IA on risque de se retrouver au milieu du gué et de rater le virage industriel», a-t-il dit.
Les participants ont convenu de l’importance de l’intégration et l’utilisation de l’IA de manière sérieuse dans les différents domaines pouvant englober des projets professionnels, des actions sociales ou un simple auto-apprentissage.

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