Un programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle. Déployé dans les 12 régions et porté par le gouvernement en partenariat avec l’Unesco et l’UM6P, il vise à faire émerger une génération créative, connectée et prête pour les métiers du futur
Economie numérique.
Un programme gouvernemental vient d’être lancé pour initier les enfants marocains aux domaines pointus de l’IA )l’intelligence artificielle) et le numérique.
Les détails.
Les mômes sont au cœur d’un nouveau programme gouvernemental de formation en IA (intelligence artificielle) et au numérique. En effet, les autorités viennent d’annoncer le lancement du Programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle pour les enfants. Ce dernier est piloté en partenariat avec le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication (MJCC), le ministère de l’économie et des finances, ainsi que le Centre international d’intelligence artificielle du Maroc – Ai Movement-UM6P – University Mohammed VI Polytechnic, centre de catégorie 2 placé sous l’égide de l’Unesco. Dans les détails, ce programme sera déployé simultanément dans les douze régions du Royaume, du 20 au 25 octobre 2025.
Il vise à renforcer la culture numérique chez les jeunes générations, à encourager la créativité et à stimuler l’innovation dans les domaines des technologies émergentes, afin de préparer les enfants aux compétences du futur. Cette initiative pionnière s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 », qui ambitionne de construire un Maroc numérique, inclusif et innovant, tourné vers l’avenir. Il faut préciser que le Ai Movement-UM6P est un centre international marocain d’intelligence artificielle. Il s’agit d’un pôle d’excellence en intelligence artificielle qui vise à favoriser l’émergence d’une expertise marocaine en intelligence artificielle et en sciences des données. Il est à la fois un outil d’articulation et de consolidation de diverses actions liées au domaine de l’IA, avec l’ambition de faire du Maroc un hub régional de l’IA impactant son écosystème sur les plans stratégique, pédagogique et industriel.
Il s’agit également d’un levier pour anticiper et accompagner les évolutions et transformations liées à l’intelligence artificielle et aux sciences des données, dont l’objectif est d’apporter des solutions innovantes, opérationnelles, résilientes et éthiques aux problématiques de société, d’environnement, de marché, d’économie et de technologie. Alors que des initiatives sont déjà en cours pour former les jeunes aux technologies comme l’IA, les responsables veulent ratisser encore plus large en intégrant les enfants dès leur bas âge dans la formation et l’initiation aux nouvelles technologies du numérique. Les autorités veulent donner une dimension globale à ce nouveau programme, d’où la couverture de l’ensemble du territoire national. L’intelligence artificielle, qui s’impose aujourd’hui dans tous les domaines ainsi que dans la vie des milliards de personnes à travers la planète, va complètement métamorphoser le quotidien de tous. Il devient ainsi primordial de permettre à tous les citoyens y compris les jeunes et les enfants de s’adapter.

Maroc Digital 2030
C’est l’objectif de Programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle pour les enfants. Un programme qui fait partie intégrante bien évidemment de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ». Cette dernière s’articule autour de deux piliers : – La digitalisation des services publics qui vise à accélérer la cadence de numérisation des services publics en veillant à leur qualité, à travers une méthodologie centrée autour de l’usager, qu’il soit citoyen ou entreprise; – L’injection d’une dynamique nouvelle dans l’économie numérique en vue de développer des solutions numériques marocaines et créer de la valeur et des emplois. Ce pilier s’articule autour de trois principaux axes qui sont : le développement du secteur de l’offshoring, l’édification d’un écosystème dédié aux entreprises en développement et l’accompagnement de la digitalisation des petites et moyennes entreprises.
Trois fondements essentiels articulent ce pilier, qui sont les talents numériques : à travers la formation d’un plus grand nombre de jeunes compétences dans les différents domaines de la digitalisation et des technologies de l’information au moyen de formations universitaires, professionnelles, au niveau d’écoles de programmation et à travers des programmes de requalification, en veillant à l’adéquation de ces formations avec les exigences du marché de l’emploi; le « cloud computing», dont le développement des prestations demeure nécessaire pour notre pays en vue de répondre aux attentes des secteurs public et privé; et la couverture en réseaux de téléphonie et d’Internet, en mettant l’accent sur la couverture de l’ensemble des zones du monde rural en réseau internet et réseau de téléphonie mobile, en veillant au renforcement de l’implantation des réseaux de fibre optique et en adoptant la technologie 5G à moyen terme.
La Stratégie nationale «Maroc Digital 2030» (Digital Morocco 2030) avait été officiellement lancée à Rabat en septembre 2024, dans l’objectif d’impulser une dynamique à l’économie numérique à la faveur de la création de 240.000 emplois directs et la contribution au produit intérieur brut (PIB) en 2030, en plus d’ériger le Royaume en un pays numériquement productif.
Dans une allocution via visioconférence lors de la cérémonie de lancement, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch avait souligné que cette stratégie a fait l’objet d’une large concertation, notant que l’Exécutif a veillé à impliquer les principaux acteurs dans le domaine de la numérisation pour en étudier le contenu, qu’il s’agisse des administrations publiques, des associations professionnelles, des institutions de formation, du secteur privé ou encore de la société civile.
La cérémonie de lancement avait été marquée par la signature de plusieurs accords de partenariat entre le ministère de la transition numérique et de la réforme de l’administration et des établissements des secteurs public et privé. Il s’agit notamment du contrat programme 2024-2030 pour le développement du secteur de l’offshoring, du contrat de bourses des doctorants moniteurs à l’horizon 2026, ainsi qu’un mémorandum d’entente sur le renforcement de l’offre de formation professionnelle dans le domaine digital et la promotion de l’attractivité du Maroc.
La cérémonie de lancement officiel de la Stratégie nationale «Maroc Digital 2030» a également connu le coup d’envoi de la deuxième phase du plan national pour le développement du haut et très haut débit.

5G
Technologie. Le lancement prochain de la technologie de la 5G va certainement permettre au Royaume de faire un grand pas en avant dans la promotion et l’adoption de l’IA. En juillet dernier, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait annoncé à Rabat que la technologie 5G sera déployée avant fin 2025 dans plusieurs villes, en perspective de sa généralisation progressive pour atteindre près de 85% de la population à l’horizon 2030. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la réunion du conseil d’administration de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), M. Akhannouch a souligné que le lancement de cette technologie s’inscrit dans le cadre d’un programme ambitieux ayant nécessité la mobilisation d’investissements globaux de 80 milliards de dirhams, ce qui permettra de fournir des services modernes et avancés au profit des différents usagers. Il a également relevé que le gouvernement œuvre, avec le secteur privé, à mobiliser des investissements importants visant à améliorer le réseau des télécommunications et élargir la couverture en Internet en vue de satisfaire la demande croissante de la population. M. Akhannouch a, en outre, mis en avant l’importance d’assurer une couverture globale des régions pâtissant d’une faible ou d’un manque du réseau de télécommunications, en particulier les zones rurales et montagneuses, notant qu’une cartographie exhaustive sera effectuée en vue d’identifier au juste ces régions. Ce programme conjoint entre l’État et le secteur privé est à même d’améliorer la qualité des services de télécommunications et de garantir un accès élargi au réseau internet, a conclu le Chef du gouvernement.










