Dans une résolution adopté à une large majorité, les eurodéputés demandent de revoir le principe selon lequel l’Etat "responsable du traitement d’une demande d’asile est le premier pays d’accès, ce qui fait peser une charge insupportable" sur les pays du sud et de l’est de l’UE.
Ils appellent également à l’instauration d’un "mécanisme équitable de répartition des responsabilités entre les Etats membres" et invitent ces derniers à organiser une réunion extraordinaire des ministres de la Justice et des affaires intérieures à Malte pour "prendre des mesures d’urgence en vue d’anticiper" l’afflux des immigrants clandestins pendant l’été.
Ils demandent aussi de créer dans les plus brefs délais "un fonds d’urgence pour faire face aux crises humanitaires".
S’exprimant mercredi devant les eurodéputés, le président de la République de Malte Edward Fenech Adami avait souligné que les pays comme le sien "voient leurs capacités et leurs ressources dépassées" par l’afflux des demandeurs d’asile.
Dans leur résolution de jeudi, les eurodéputés relèvent que les 1.800 personnes arrivées à Malte en 2005 correspondraient, en termes relatifs à la population, à un afflux de 270.000 personnes en France ou 369.000 en Allemagne.
Ils déplorent également les "conditions de vie inacceptables des migrants et des demandeurs d’asile dans les centres de détention administrative de Malte".









