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Al-Qaïda appelle au boycott des élections

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Après l’appel de quelques partis politiques, Al-Qaïda au Maghreb appelle à son tour le peuple algérien à boycotter les législatives du 17 mai. A trois jours seulement de ce rendez-vous électoral, le chef de cette organisation au Maghreb, Abou Moussab Abdel Ouadoud, a fait son apparition sur Al Jazeera. Dans un message audio diffusé lundi, sur cette chaîne de télévision qatarie, il a qualifié ces élections de comédie. «Ces élections ne sont qu’une simple comédie qui ne diffère en rien des précédentes comédies qu’a connu l’Algérie», a t-il déclaré à l’adresse des Algériens. Abou Moussaab Abdel Ouadoud, alias Abdelmalek Droukdal, a également ajouté : «Si vous participez à ces élections, vous vous impliquerez avec ces apostats dans un grand péché». Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb n’hésite pas à appuyer sa demande en affirmant qu’il suffisait au peuple algérien de s’abstenir de voter pour s’éloigner du péché. «Prenez position contre ces élections (…). Il vous suffit de les boycotter ou de s’abstenir de voter». Après la diffusion de cet extrait audio, les partis politiques n’ont pas pu s’empêcher de réagir. Ils ont certifié hier lundi que l’appel d’Al-Qaïda pour le boycott des législatives du 17 mai restera sans échos. Chacun des 24 partis participant à ce rendez-vous électoral ont essayé de donner une explication aux déclarations d’Abou Moussaab Abdel Ouadoud. «Cet appel est un aveu de l’incapacité de cette organisation (Al-Qaïda) à perturber les élections par des actions terroristes», affirme le chef du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi. Al-Qaïda «a une stratégie d’investissement du Maghreb sur la durée. Elle marche sur deux béquilles, le terrorisme et la déstabilisation politique des pays de la région», ajoute-t-il. «Nous n’avons aucune peur de cet appel, qui n’aura aucun écho», déclare à son tour Abdelmadjid Menasra, porte-parole du Mouvement pour la société de la paix (MSP) d’obédience islamique qui a axé sa campagne électorale sur «le refus de la violence et le respect de la démocratie et de l’alternance». «Cet appel est un appel terroriste et non un appel politique, les citoyens ne le suivront pas», ajoute-t-il. Il estime que «même si les électeurs s’abstiennent, ce ne sera pas en réponse à cet appel, mais en raison notamment des craintes de fraude électorale». Un porte-parole du Front de libération nationale (FLN) affirme que l’appel d’Al-Qaïda «ne modifie en rien sa stratégie de mobilisation massive des électeurs pour s’opposer aux agissements des malfaiteurs et des criminels». Ces différents appels au boycott ont perturbé la campagne électorale qui s’est achevée lundi 14 mai.

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