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Ali Benflis qualifie « d’écran de fumée » la révision constitutionnelle promise depuis 2011

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L'ancien Premier ministre algérien, Ali Benflis, a qualifié "d'écran de fumée" la révision constitutionnelle promise, depuis 2011, par le président Abdelaziz Bouteflika, qui vient de déterrer ce projet à l'occasion d'une rencontre africaine à Alger. "C'est un écran de fumée et un moyen de diversion pour contourner la pression populaire et la revendication incessante de l'opposition de consacrer l'alternance", a précisé Ali Benflis, au cours d'une rencontre tenue samedi, 29 novembre 2014, à Oran.

Le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, cité par les médias locaux, accuse le pouvoir de "chercher à gagner du temps" et de "vouloir confectionner une nouvelle Constitution à sa mesure, le but étant de perdurer éternellement au pouvoir". "Cette démarche ne s'explique que par le réel objectif du système politique d'améliorer son image à l'endroit de l'opinion officielle étrangère », ajoute Ali Benflis.

Ce dernier, qui a été chef de cabinet du président Bouteflika, s'est montré très acerbe envers le régime algérien: "Le système basé sur la personnalisation du pouvoir est obsédé par une seule chose: se perpétuer quitte à maintenir le statu quo. C'est un pouvoir autoritaire, clanique, héréditaire et clientéliste et qui n'accepte aucune voix discordante".