Au cours de ces opérations qui ont mobilisé quelque 250 policiers, des imprimantes, des ordinateurs, des cassettes vidéo, des supports de sons, des téléphones portables et 4.000 euros en espèces ont été saisis, a précisé un porte-parole de la police, Wolfgang Stengel, soulignant qu’il n’y avait eu aucune interpellation. Ce n’était pas prévu, a-t-il dit. « L’objectif était de saisir des éléments de preuve qui confirment les données » dont disposent les enquêteurs, a ajouté le porte-parole. L’action coordonnée par le parquet de Munich (sud) est dirigée contre 24 personnes âgés de 20 à 66 ans (BIEN: 66). Il s’agit de Jordaniens, Libanais, Egyptiens et Tunisiens qui n’étaient pas en situation illégale en Allemagne.
La plupart des appartements et magasins perquisitionnés sont situés à Munich et dans la région. Les autres perquisitions ont eu lieu dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), en Hesse (centre), en Rhénanie du nord-Westphalie (ouest), en Basse-Saxe (nord), en Saxe (est) et en Thuringe (est). D’après les premiers éléments de l’enquête, deux des membres de l’organisation étaient dans un camp d’entraînement en Afghanistan.
Le 23 janvier dernier, deux membres présumés du réseau terroriste Al-Qaëda, soupçonnés d’avoir planifié au moins un attentat-suicide en Irak depuis l’Allemagne, avaient été arrêtés et mis en accusation pour participation à une organisation terroriste par le Parquet fédéral allemand. A l’occasion d’une large opération anti-islamiste le 12 janvier en Allemagne, également coordonnée depuis Munich, quinze suspects soupçonnés d’appartenir à un réseau islamiste ayant fabriqué des faux papiers et fait la promotion du jihad avaient été placés en détention préventive. Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, les ministères de l’Intérieur fédéral et des Etats régionaux ont préparé des listes d’islamistes potentiellement dangereux susceptibles d’être expulsés.








