Une force ouest-africaine de paix doit se déployer avant le 31 décembre en Côte d’Ivoire. En attendant, le réveillon de Noël s’est déroulé sans incident. « Tout est calme sur la ligne de non-franchissement et dans le reste du pays », indiqué un militaire français.
La force de paix ouest-africaine,de 1.264 hommes, va se déployer avant la fin de l’année. Elle sera composée de militaires du Sénégal, du Ghana, du Togo, du Niger et du Bénin et devait initialement relayer les troupes françaises dans leur mission de contrôle du cessez-le-feu.
Certains dirigeants africains ont cependant estimés que les missions de cette force ouest-africaine et celle de l’armée française n’étaient pas incompatibles. Ils ont également affirmé que le déploiement de cette force, dont on ignore la mission exacte, restait subordonné à la signature d’un accord politique entre les protagoniste du conflit ivoirien, rebelles et gouvernement. Au plan politique, le Président élu de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a précisé le contenu de son projet de réconciliation et de sortie de crise à travers la formation d’un « gouvernement de rassemblement ».
Le projet inclut essentiellement un référendum sur trois points concernant les conditions d’éligibilité du Président de la république, le code foncier rural et la nationalité. Les rebelles et les opposants, qui continuent de réclamer le départ de laurent Gbagbo, tout comme la France, n’ont pas encore régit officiellement à ces propositions.
Le projet propose aussi de nouvelles lois contre le racisme, la xénophobie et le tribalisme. La suppression de la carte de séjour et la naturalisation sans « condition de stage » de personnalités ayant rendu des services éminents à la Côte d’Ivoire.
Ces propositions marquent une volonté évidente de rompre avec le principe « d’ivoirité » qui permettait l’exclusion du jeu politique de candidats aux élections jugés trop populaires.








