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Diplomatie : Rapprochement entre la Russie et les Etats-Unis

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Les sujets de désaccord ne manquent pas entre la Russie et les Etats-Unis. Les deux pays comptent sur les relations personnelles «amicales» nouées entre Vladimir Poutine et George W. Bush pour «réchauffer» un dialogue bilatéral plutôt tendu. Les deux chefs d’Etat se sont rencontrés à l’occasion du sommet qui s’est ouvert dimanche dans la résidence d’été de la famille Bush dans le Maine sur l’Atlantique.
La rencontre entre les deux chefs d’Etat a eu lieu dans une atmosphère décontractée. «C’est plutôt décontracté ici, informel», a souligné le chef de la Maison Blanche. La discussion a duré environ «deux heures dans un contexte absolument pas officiel , une ambiance conviviale», a affirmé Serguei Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe , qui a participé aux entretiens au même titre que la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice . Ce séjour dans la demeure familiale de M. Bush est une première, un privilège encore jamais accordé à un chef d’Etat étranger.
Notons qu’avant son envol pour les Etats-Unis, Vladimir Poutine avait insisté sur ses «bonnes» relations personnelles avec le président américain. «J’espère que le dialogue avec l’homme avec lequel j’ai développé de bonnes et -je crois pouvoir dire- d’amicales relations aura précisément cette nature», a déclaré le chef du Kremlin. « Si ce n’était pas le cas, je n’irais pas (aux Etats-Unis) et je n’aurais pas reçu d’invitation».
Il est certain que cet accueil chaleureux est compréhensible dans la mesure où il s’agit d’aplanir les tensions qui se sont forgées durant ces dernières années entre les deux pays . Pour rappel, les deux principales pommes de discordes dans les relations américano-russes sont, d’une part, le projet américain de bouclier antimissile en Europe orientale et d’autre part, la question du futur statut du Kosovo. Pour rappel, la Russie menace d’opposer son veto au projet soutenu par Washington d’une indépendance sous surveillance internationale de la province serbe.
A ceci s’ajoute l’épineuse question de la démocratie en Russie, critiquée par Washington. Si les relations bilatérales sont au plus bas depuis la fin de la Guerre Froide, il n’empêche que les deux pays conservent des secteurs de coopération, notamment dans leur lutte pour la non-prolifération nucléaire en Corée du Nord et en Iran. Soulignons à ce sujet que les premières discussions avaient eu lieu le vendredi 29 juin entre les Etats-Unis et les membres du Conseil de sécurité dont la Russie sur l’idée américaine d’imposer, au titre de nouvelles sanctions contre l’Iran, toutes les cargaisons en provenance ou en direction de la République islamique, selon le New York Times.
En acceptant de se rencontrer, les deux présidents ont très bien compris que les relations entre Washington et Moscou doivent se renforcer. Ce sommet américano-russe «constitue pour les deux présidents la dernière véritable occasion d’inverser la courbe négative qui caractérise les relations entre les Etats-Unis et la Russie ces dernières années», analyse Steven Pifer, sous-secrétaire d’Etat américain pendant le premier mandat de M. Bush. Pour Vladimir Poutine, ce sommet est une opportunité offerte à la Russie pour faire la preuve de son influence, après une décennie de bouleversements. «Il s’agit de montrer que la Russie est de retour, et que rien ne peut être décidé sans elle», note Sarah Mendelson, experte du Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) à Washington.

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