Monde

Explosion près de la télévision basque

Après un appel anonyme de l’Organisation séparatiste basque «ETA» alertant de l’imminence de cette explosion, une voiture piégée a explosé mercredi matin 31 décembre près du siège de la télévision basque «EiTB» à Bilbao (nord) sans faire de victimes. Le siège de l’EiTB avait été évacué suite à un coup de fil anonyme au non de l’ETA, peu avant l’explosion de la bombe à 11h05 (HL), précise L’Ertzaintza, la police de la communauté autonome du Pays Basque, ajoutant que le propriétaire du véhicule piégé a été retrouvé ligoté à un arbre dans une forêt près de Bilbao. La déflagration a détruit la façade du siège de la télévision basque et provoqué des dégâts matériels à quelques édifices adjacents abritant d’autres médias espagnols tels qu’«El Mundo» et «Antena 3», souligne la même source.
Les fenêtres de l’édifice ont été soufflées, mais l’attentat n’a pas fait de blessés, la zone ayant été évacuée à temps après un appel anonyme passé au nom de l’ETA, avertissant de l’imminence de l’explosion.
Le véhicule piégé avait été dérobé un peu plus tôt, avant d’être chargé avec une centaine de kilos d’explosifs, selon le département basque de l’Intérieur. Le propriétaire du véhicule a été retrouvé ligoté dans la montagne. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a rapidement condamné cet attentat. «L’ETA pourra commettre des attentats, mais elle perdra toutes les batailles», a-t-il assuré à Sanlucar de Barrameda (sud).
L’enceinte du siège d’EiTB, dans le nord-ouest de Bilbao, héberge aussi les antennes basques de plusieurs médias espagnols, dont la télévision Antena 3 et le journal El Mundo. «Mais cet attentat contre le nouveau siège de la télévision autonome basque est aussi une nouvelle attaque contre le monde nationaliste », après l’assassinat le 3 décembre d’un entrepreneur nationaliste basque, Ignacio Urria Mendizabal, a déclaré à l’AFP le journaliste basque Gorka Landaburu, directeur de l’hebdomadaire Cambio 16.
Rappelons que les médias sont régulièrement visés par l’organisation indépendantiste basque armée, tenue pour responsable de la mort de 825 personnes en 40 années de lutte armée pour l’indépendance du pays Basque.

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