Quelque 126 millions de dollars ont été dépensés par l’armée américaine pour réhabiliter des écoles, mener à bien des programmes de travaux publics, acheter des générateurs afin d’améliorer le quotidien des Irakiens. C’est ce qu’a affirmé le général américain David Blackledge, commandant de l’unité chargée des affaires civiles en Irak, qui reconnaît cependant que les défis sont énormes et les fonds limités. Et le général américain d’ajouter que le principal poste de dépense a été l’éducation avec 30 millions de dollars pour la reconstruction des écoles, des universités et des instituts. Viennent ensuite les travaux publics avec 24 millions de dollars, la remise en état des immeubles détruits avec 16 millions USD, la police et la sécurité avec 14,7 millions de dollars et neuf millions pour l’eau potable et les égouts. Il a cité, parmi les unités les plus dépensières, la 101ème division aéroportée basée à Mossoul (nord) avec 31,7 millions USD et la 4ème division d’infanterie basée à Tikrit, fief de Saddam Hussein, avec 34 millions de dollars. Il s’agit de régions sunnites où l’armée américaine est régulièrement la cible d’attaques. Le général a souligné qu’il restait environ 46 millions de dollars sur les 172 millions alloués aux projets civils. Sur le poste scolaire, il a reconnu qu’il y a eu des difficultés pour fournir aux élèves suffisamment de nouveaux livres qui éliminent toute référence au parti Baas de Saddam Hussein. « Chaque livre est partagé par trois élèves. Nous continuons à distribuer de nouveaux livres aussitôt imprimés, et la distribution sera achevée à la fin du printemps », a souligné le général américain. Face au feu roulant des questions des journalistes irakiens sur le piteux état de la distribution électrique, de l’eau, de l’évacuation des eaux usées et des télécommunications, il s’est défendu, invoquant les moyens limités à sa disposition. « Je comprends les frustrations, mais notre programme concerne de petits projets », a répété le général Blackledge. Il a ainsi cité l’exemple d’un officier des affaires civiles qui a acheté deux générateurs d’un mégawatt chacun pour permettre à une fabrique de briques dans la ville de Falloujah, au nord de Bagdad, de fonctionner et d’employer 800 personnes. Selon lui, il s’agit, peut-être, d’un « petit projet » mais cela change la vie des habitants dans une région où l’armée américaine est harcelée par la guérilla. Il a révélé qu’il pourrait y avoir une « petite réduction » dans le nombre d’officiers des affaires civiles en Irak en raison des rotations qui vont toucher les 130.000 soldats présents dans le pays.










