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Irak : Washington compte sur Londres

Dans une déclaration à la BBC (radio), le général Clark, qui dirigea les opérations de l’OTAN contre la Yougoslavie de Slobodan Milosevic en 1999, a souligné que «l’attitude de Tony Blair depuis le 11 septembre fait que les Américains tiennent pour acquis son soutien à toute décision prise par le président américain George Bush» à propos de l’Irak. «Ce serait choquant si la Grande-Bretagne ne suivait pas les Etats-Unis, quelle que soit la décision du président Bush». Et le général américain d’ajouter que «le Premier ministre britannique Tony Blair a soutenu les Etats-Unis d’une façon tellement incroyable que les gens de la rue n’imaginent pas aux Etats-Unis que le Royaume-Uni puisse cette fois ne pas être avec nous».
Le général Clark pense qu’il y a entre 65 et 70% de chances de voir les Etats-Unis attaquer l’Irak l’année prochaine. «C’est possible, c’est probable, mais ce n’est pas sûr à 100%», a-t-il déclaré. Opposé à une intervention américaine sans le soutien de ses alliés, Wesley Clark a affirmé que l’on pouvait obtenir «des résultats décisifs du point de vue stratégique, sans avoir recours au pouvoir de destruction de la force militaire, en faisant appel au droit international et au poids diplomatique de la communauté internationale». «Si nous y parvenions en Irak, nous aurions de bien meilleurs résultats, non seulement pour faire tomber Saddam Hussein, mais aussi pour contrôler la prolifération d’armes de destruction massive et empêcher un embrasement du monde arabe», a poursuivi l’officier américain.

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