L’armée israélienne continuait d’occuper mardi les secteurs autonomes palestiniens de Cisjordanie, à la demande de Colons juifs.
Prenant acte du « calme relatif » qui règne à Bethléem, l’armée israélienne a cependant annoncé avoir pris une série de mesures destinées à faciliter la vie des habitants de la ville.
Ces mesures prévoient que des commerçants et des ouvriers de Bethléem munis de permis pourront entrer en Israël, tandis que la circulation des enseignants et membres des institutions des églises du secteur sera facilitée. Des marchandises de Bethléem pourront en outre entrer en Israël.
Elles n’avaient cependant pas été mises en pratique mardi matin à Bethléem, a constaté une journaliste de l’AFP.
Aux termes de l’accord « Gaza-Bethléem d’abord », conclu le 18 août, les troupes israéliennes doivent se retirer progressivement des secteurs autonomes palestiniens réoccupés depuis le début de l’Intifada en septembre 2000, à charge pour l’autorité palestinienne d’y assurer le calme.
Après le retrait de Bethléem, ce plan n’a toujours pas été appliqué à gaza, ni ailleurs en Cisjordanie, et l’armée a poursuivi mardi ses opérations dans ce territoire, arrêtant treize palestiniens recherchés. Un palestinien armé a d’autre part été arrêté près de la ville autonome de kalkiliya (nord de la Cisjordanie), alors que, selon l’armée, « il s’apprêtait à perpétrer un attentat ».
Le département d’état américain a pressé lundi soir Israël et les palestiniens de poursuivre la mise en oeuvre de ce plan, notamment par des contacts « au niveau des commandants locaux ».
Auparavant, après une nouvelle rencontre consacrée aux modalités d’application de ce plan, officiers israéliens et palestiniens s’étaient séparés en se refusant à tout commentaire.
lors de leur précédente rencontre, le 23 août, un officier supérieur israélien avait affirmé qu’il n’y aurait pas d’autres retrait tant que les services palestiniens de sécurité n’auraient pas adopté une politique de poigne envers les groupes armés palestiniens, qui ont rejeté l’accord « Bethléem d’abord » et promis d’intensifier leur lutte armée contre Israël. D’autre part, le syndicat des journalistes palestiniens de la bande de gaza a interdit de photographier ou filmer des enfants armés ou vêtus d’uniformes militaires, estimant que cela contrevenait aux droits de l’enfance.
Cette décision a été critiquée par l’association des journalistes de la presse étrangère en Israël et dans les territoires palestiniens qui se sont dits « extrêmement préoccupés », estimant que son rôle « n’est pas de protéger ou diffamer tel ou tel régime, mais de rapporter des informations ».








