Monde

Khaddam veut oeuvrer à la « chute du régime par des manifestations de rue »


"J’oeuvre pour réunir les conditions propices pour que les Syriens descendent dans la rue et agissent afin de renverser le régime syrien et les choses vont dans le bon sens", a-t-il dit.

"Ce régime ne peut pas être réformé. La seule alternative est de le renverser", a-t-il ajouté.

"La Syrie est en danger. Elle est isolée en raison de la politique du régime et l’unité nationale est menacée. Quand le pays est en danger il faut renforcer l’unité nationale et renforcer le front intérieur", a-t-il ajouté.

Interrogé sur une possible coopération avec le courant des Frères musulmans, interdit en Syrie il a répondu: "L’important c’est le changement et tous ceux qui veulent oeuvrer dans ce sens sont les bienvenus".

"Il y a un important courant islamiste en Syrie qui est représenté par diverses forces", a ajouté l’ex-vice-président.

Il a indiqué qu’il allait rencontrer les membres de la commission d’enquête de l’Onu sur l’assasssinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri "dans les prochains jours" et que "les responsabilités (syriennes)" dans l’assassinat de Hariri "ne devraient pas s’arrêter à un échelon donné".

Il a rendu hommage au défunt président Hafez al-Assad, dont il a été le fidèle compagnon pendant des décennies, mais estimé que celui-ci "était faible devant les exigences de sa famille et lui a laissé les coudées franches".