Accompagné de plusieurs collaborateurs, M. Koffi Annan est arrivé au palais de l’Elysée où il a été accueilli par le président Jacques Chirac. Cette visite est essentiellement consacrée à la situation en Irak où les violences ont fait onze tués en ces dernières 24 heures.
En effet, affirmant que « l’Onu peut jouer un rôle constructif en aidant à trouver une issue pour sortir de l’impasse actuelle », le secrétaire général a annoncé à Paris l’envoi, si la sécurité le permet, d’une mission en Irak pour étudier la faisabilité de l’élection d’un Parlement transitoire avant le 30 juin. « À notre réunion du 19 janvier, le Conseil de gouvernement de l’Irak et l’autorité provisoire de la Coalition m’ont demandé de dépêcher une mission technique en Irak pour déterminer s’il serait possible que les élections pour la constitution de l’Assemblée nationale de transition aient lieu avant le transfert de souveraineté, le 30 juin, et si tel n’était pas le cas, quels autres arrangements pourraient être envisagés» a précisé M. Annan. Et d’ajouter «depuis lors, nous avons analysé la situation et étudié les documents pertinents. Je suis à présent parvenu à la conclusion que l’Organisation des Nations Unies peut jouer un rôle constructif en aidant à trouver une issue pour sortir de l’impasse actuelle ». Or, si les Etats-Unis et le gouvernement provisoire irakien souhaitent une implication de l’Onu, le plus haut dignitaire chiite en Irak, l’ayatollah Sistani, a rejeté, lui, leurs projets de scrutin indirect et appelle à la tenue immédiate d’élections au suffrage universel direct qui favoriseraient sa communauté, majoritaire dans le pays.









