Le projet de budget 2009, qui sera examiné «dans les prochaines semaines» par l’Assemblée, accorde la plus importante part à la Défense avec plus de 3,82 milliards d’euros (5,45 milliards de dollars) en augmentation d’environ 10% par rapport à 2008. Le ministère de la Défense se verra en effet octroyer 383,6 milliards de dinars algériens (DA) selon le projet de loi de Finances qui prévoit un budget global de fonctionnement de près de 2.593,74 milliards DA (25,93 MDS euros). Cette dotation représente une augmentation d’environ 10% dans ce pays en proie aux violences et marqué, en août encore, par des attentats meurtriers revendiqués par des islamistes armés. L’Education nationale, avec plus de 374 milliards DA (3,74 mds euros) est le deuxième poste budgétaire, suivi du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales (368,7 mds DA, 3,68 mds euros) L’Agriculture et le Développement rural ainsi que la Santé bénéficient aussi d’une forte augmentation de leur budget respectif. Le projet de loi de Finances a fixé à 37 dollars le prix de référence du baril, et compte sur des recettes pétrolières qui, évaluées à 16,285 mds euros (23,154 mds US dollars) contre 17,154 mds euros (24,4 mds US dollars) en 2008, sont en baisse de 5,1% mais représentent malgré tout 58,4% des recettes budgétaires globales. Cette baisse s’explique en particulier par le taux de change fixé, plus défavorable à la monnaie algérienne par rapport au dollar que l’année précédente. L’augmentation de 10%, prévue pour la Défense dans le projet de budget 2009, est assurément motivée par la série d’attentats qui ont frappé le pays cet été. En effet, après des attentats kamikazes qui ont coûté la vie à plusieurs agents de sécurité, le gouvernement algérien s’est vu obligé d’augmenter le budget de sa défense pour être à l’abri de tout attentat terroriste.
Pour rappel, la semaine dernière l’arrestation d’un chef présumé du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) au sud-est d’Alger a permis de déjouer plusieurs attentats kamikazes visant essentiellement des bâtiments des services de sécurité.









