En Algérie, les attaques terroristes non revendiquées entretiennent un climat de confusion où règne une violence destructrice. Après le double attentat perpétré lundi en plein cœur d’Alger, l’heure est désormais à la psychose, car visiblement les actes de violences, à caractère terroriste, n’épargne aucune région du pays. «À qui profite le crime?», s’est interrogé le quotidien «L’Expression» qui estime que : «les commanditaires de ces actes terroristes sont, le plus souvent, assoiffés de pouvoir au point d’être prêts à vendre leur âme au diable». Même question a été posée par le journal «El Watan» qui, lui, souligne que la multiplication des attentats dans la périphérie d’Alger ne peut être réduite à de simples faits divers, signe «du désarroi des groupes armés» comme le soutient assez souvent le gouvernement algérien. El Watan estime que «la charte pour la paix et la réconciliation nationale a montré ses limites surtout lorsque le pouvoir a hésité le 31 août (dernier délai de la grâce accordée aux groupes armés de déposer les armes) de prolonger ou non ce délai, donnant ainsi l’occasion aux groupes armés d’exploiter cette brèche et de reprendre du poil de la bête». «Liberté», pour sa part, tire à boulets rouges sur les discours officiels triomphalistes du pouvoir algérien. «Les discours triomphalistes ne suffisent pas à masquer la réalité du terrain encore faite de ratissages souvent meurtriers, de casemates investies, de routes piégées et d’embuscades sanglantes», écrit l’éditorialiste du quotidien. Déplorant l’absence de condamnation ferme de cette recrudescence, il plaide en conclusion en faveur de «la fin de cette surenchère verbale infecte sur les bienfaits de la réconciliation nationale qui a montré ses limites». Sur un ton similaire, «Le soir d’Algérie» trouve que «ces attentats démontrent que la capacité de nuisance des groupes armés est encore intacte malgré le discours officiel qui se veut rassurant sur ce volet». «L’Algérie connaît ces derniers temps une dégradation de la situation sécuritaire comme jamais le pays n’en a connu depuis la fin de la décennie sanglante (1992-2002) amenant, à nouveau le citoyen, à vivre la peur au ventre», renchérit le quotidien arabophone «Echourouk Al Yaoumi».
Belkhadem : «le terrorisme diminue, la violence augmente»
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