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L’Afghanistan frappé par le froid et la misère

Hadji Abdoul Ghani, responsable de l’Edhi Welfare Trust, une association humanitaire basée au Pakistan, a indiqué dimanche qu’un froid glacial et les mauvaises conditions de vie des réfugiés de quatre camps, près de la frontière, avaient entraîné la mort de 41 enfants. Selon lui, dans cette région de Spin Boldak, quelque 1.200 autres enfants dont la plupart n’ont pas huit ans, sont menacés de mort si rien n’est fait. M. Gghani a expliqué que la pneumonie, la tuberculose et le paludisme étaient les maladies les plus fréquentes dans ces camps installés provisoirement et dans lesquels vivent près de 100.000 réfugiés. Trente-cinq mille autres enfants s’entassent dans des camps similaires côté pakistanais, sans pouvoir revenir dans leur pays, la frontière étant fermée par les autorités pakistanaises dans le cadre de la lutte contre les milices Taliban et le réseau Al-Qaïda.
Si aujourd’hui on estime à 700.000 le nombre de personnes déplacées en Afghanistan, dont plus de la moitié est répartie dans le sud, ces chiffres sont loin d’être définitifs, étant donné que le retour progressif des exilés est loin d’être achevé. Dimanche, un nouveau groupe de 119 réfugiés afghans est d’ailleurs revenu, faute d’avoir obtenu l’asile politique en Australie après un an d’attente.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ces réfugiés ont connu le même sort que quelques 113 autres en novembre dernier. Si certains d’entre eux parviennent à regagner leur village d’origine, qu’ils avaient fui au moment des combats entre les troupes américaines appuyées par l’Alliance du Nord, et les Taliban, beaucoup se retrouvent cependant dans des camps de fortune.
Où les aides humanitaires restent insuffisantes malgré la rigueur du froid et des conditions sanitaires déplorables.

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