Une commission d’enquête nationale présidée par un ancien juge a été désignée pour tirer au clair cette affaire et pourrait éventuellement renvoyer le dossier devant la justice.
AWB, le plus grand fournisseur australien de blé à l’Irak, dans le cadre du programme humanitaire " pétrole contre nourriture ", fait partie des quelque 2.200 sociétés ayant été citées par le rapport Volker des Nations unies pour avoir versé des pots-de-vin au gouvernement de Saddam Hussein.
Après de nombreux témoignages recueillis par la commission d’enquête sur les importants pots-de-vin qui auraient été versés par l’exportateur de blé australien AWB aux hommes du régime de Saddam Hussein, le gouvernement conservateur australien se trouve désormais sous les feux d’accusations sur son éventuelle implication dans cette affaire de corruption.
"Je n’ai rien à cacher" sur le dossier qui fait l’objet d’une enquête officielle, affirme le chef de la diplomatie australienne, Alexander Downer.
Dans une lettre publiée dans le quotidien The Australian, M. Downer a précisé avoir même, recommandé à son département et à celui du Commerce de coopérer pleinement avec la commission d’enquête, ajoutant qu’il " fallait laisser la commission tirer ses conclusions avant de lancer des affirmations hystériques dans les médias ".
Le directeur général d’AWB, Andrew Lindberg, a affirmé devant la commission d’enquête nationale, qu’il avait discuté en de "nombreuses occasions", de ses contrats d’exportation de blé en Irak avec M. Downer.
M. Lindberg qui était interpellé jeudi par les journalistes, a révélé, selon l’agence australienne AAP, que son groupe avait trompé les Nations unies en gonflant le prix de son blé, afin de pouvoir verser des pots de vin à Saddam Hussein.
L’opposition travailliste a immédiatement exigé que le gouvernement du Premier ministre conservateur, John Howard, à l’origine de l’engagement militaire australien en Irak avec un contingent de 1.000 hommes, rembourse à l’Onu les sommes en question et limoge Andrew Lindberg.
"Il est évident que, après seulement trois jours d’auditions, un scandale de première classe est en train de se révéler devant la commission d’enquête", écrit Mike Steketee, chroniqueur respecté du journal The Australian, estimant que le gouvernement Howard avait au moins eu connaissance des accusations contre AWB.









