Le New York Forum Africa lève le voile sur les véritables préoccupations de la jeunesse africaine

Le New York Forum Africa lève le voile sur les véritables préoccupations de la jeunesse africaine

Une première enquête du genre sur les jeunes africains a été réalisée cette année, et en exclusivité, par la fondation New York Forum Institute. Il s’agit là d’une étude pan africaine menée auprès de 5 000 jeunes. L’enseignement majeur que l’on peut y lire est sans appel : les jeunes africains attendent de leurs gouvernements plus d'implication et d'efficacité dans la facilitation de leur parcours d'études et d'accès à l'emploi. Les résultats de cette enquête ont été présentés le 23 mai 2014.

Cela a coïncidé sciemment avec l’ouverture à Libreville au Gabon, du New York Forum Africa 2014, dans le cadre du premier Citizen Summit d’Afrique invité à cette occasion. Ces résultats ont été communiqués en temps réel aux chefs d’Etats et membres de gouvernements africains et étrangers présents sur place. Les nombreux décideurs économiques et financiers qui ont participé également au forum ont pris acte de cette enquête importante et de  ses conclusions. L'enquête s'est déroulée sur la base d'un questionnaire portant sur l'éducation, l'emploi, l'entrepreneuriat et le rôle des Etats et gouvernements dans la facilitation du parcours des jeunes.

Les conclusions sont claires : en ce qui concerne la jeunesse est l’optimisme : 89% pensent que leur niveau de vie sera meilleur que celui de leur famille. En ce qui ses réfère à la préférence pour vivre en Afrique : vivre à l'étranger n'attire que 3% des répondants. Les pays qui attirent le plus : l'Afrique du Sud arrive en tête (21%), suivie par le Ghana 
(9 %), le Gabon (8%), le Maroc (7%), le Kenya (6%). 53% visent un doctorat ou au-delà et 34% un 
master. Des choix de cursus en décalage par rapport à certains besoins actuels structurants de 
l'Afrique:
42% souhaitent s'orienter vers les services aux entreprises.

16% seulement pour le secteur agricole. Peu de vocations pour le service public : 60% disent qu'ils préfèreraient travailler pour le privé. Le service public et l'Etat n'attirent que 9%. Ce sont là des données cruciales pour comprendre le rapport des gouvernements africains, y compris le Maroc, avec leurs jeunes. L’étude met aussi le doigt sur l’absence de débouchées dans les pays africains, les politiques en déphasage complet avec les préoccupations des jeunes et surtout le manque de confiance en l’avenir. Ce sont là les indicateurs majeurs qui sont révélés lors de ce New York Forum africain où les jeunesses du contient occupent une grande place, en vue d’apporter des solutions aux politiques nationales et régionales pour une meilleure intégration de l’élément jeune dans l’essor économique des pays.

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