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Le Parlement adopte la feuille de route de la transition

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L’Assemblée nationale mauritanienne a adopté, dimanche 14 septembre, une résolution proposant «un délai de 12 à 14 mois» pour l’organisation d’une élection présidentielle, marquant «le rétablissement de l’ordre constitutionnel normal» après le putsch du 6 août. L’Assemblée «invite le Haut Conseil d’Etat» – conseil des militaires ayant pris le pouvoir en renversant le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi – à mettre en place «un mécanisme de concertation» devant préparer une «feuille de route de sortie de crise».
Elle souligne dans son texte «la nécessité du rétablissement de l’ordre constitutionnel normal et légitime par l’organisation, dans un délai de 12 à 14 mois, d’une élection présidentielle». Cette résolution rédigée par des députés approuvant le coup d’Etat, propose également, en gage de transparence des élections, la «réactivation de la Commission électorale nationale indépendante» (CENI) et l’interdiction de se porter candidat pour les militaires et « tous ceux qui, pendant cette période (de transition), exercent des responsabilités exécutives susceptibles d’influencer les électeurs».
Les députés suggèrent également la formation d’un «gouvernement de large coalition pour la période avant l’élection présidentielle envisagée». Le texte a été adopté à l’unanimité des députés présents. A l’ouverture de la séance, ils étaient 52 (sur 95), a constaté un journaliste de l’AFP. La séance plénière était boycottée par les députés du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah, qui soutient le coup d’Etat mais exige la non-éligibilité des membres du Haut Conseil d’Etat à la présidentielle.
Etaient également absents les députés qui dénoncent le coup d’Etat et qui considèrent que la session parlementaire extraordinaire en cours est illégale, parce qu’elle a été convoquée par décret du chef de la junte, le général Mohamed Ould Abdel Aziz.