Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’Otan, avait affirmé mardi que la voie de l’Alliance atlantique était «grande ouverte» pour la Géorgie et que l’Otan «n’acceptera pas que ces liens soient rompus par d’autres pays», au deuxième jour d’une visite dans ce pays. «Le processus d’élargissement de l’Otan se poursuivra», a affirmé M. de Hoop Scheffer devant des étudiants et des parlementaires, lors d’une visite à l’université de Tbilissi, au lendemain du premier conseil Otan-Géorgie dans la capitale géorgienne. «La voie de l’Otan reste grande ouverte à la Géorgie. Nous n’accepterons pas que ces liens soient rompus par des pays extérieurs», a ajouté le secrétaire général, faisant allusion à la Russie, farouchement opposée à l’entrée de la Géorgie dans l’Alliance. «Je ne peux pas dire que la situation a facilité les choses (mais) nous ne nous laisserons pas impressionner par la façon dont les Russes ont reconnu ces régions» séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. M. de Hoop Scheffer a toutefois ajouté que «punir la Russie» n’était pas la solution, après l’intervention armée russe début août en riposte à une opération militaire géorgienne dans la région séparatiste d’Ossétie du sud. «Punir la Russie n’est pas une voie d’avenir. La voie, c’est d’aider la Géorgie», a-t-il affirmé. Admettant qu’il ne pouvait pas «prévoir» la décision des 26 pays membres de l’Otan lors du sommet prévu en décembre entre les ministres des Affaires étrangères, le secrétaire général de l’Otan a toutefois souligné la «très importante décision prise» sur la Géorgie et l’Otan au sommet de Bucarest en avril. L’Alliance avait ouvert la porte à une adhésion future de la Géorgie et de l’Ukraine à l’Otan. Mais l’Allemagne, la France et la Belgique. Le président géorgien Mikheïl Saakachvili, qui aspire depuis quatre ans à faire entrer son pays dans l’Otan, a appelé à «accélérer son intégration» à l’Alliance, un mois après l’offensive militaire de son puissant voisin russe qui a en partie détruit les infrastructures et l’armée géorgiennes. Le secrétaire général de l’Otan a accusé la Russie d’avoir alors «fait un usage sans discernement de la force» en ripostant par une opération de grande envergure à la tentative de Tbilissi de reprendre militairement le contrôle de la région séparatiste pro-russe d’Ossétie du Sud.
• Ingrid Bazinet (AFP)










