Après son entretien avec le Premier ministre syrien, Mohammad Naji Otari, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, a déclaré qu' »à la lumière des circonstances particulières auxquelles fait face la Syrie, l’Iran lui communiquera son expérience, notamment concernant les sanctions ».
« A ce stade sensible, les deux pays doivent former un front uni pour faire face aux nombreux défis auxquelq ils ont confrontés », a renchéri Mohammad Naji Otari. Effectivement, la Syrie et l’Iran se trouvent actuellement dans une situation très délicate vis – à -vis des Etats-Unis. Ils sont sous le coup de sanctions économiques et soumis à des pressions américaines intenses.
Devant la décision de la Syrie et l’Iran, la Maison-Blanche n’a pas manifesté un grand intérêt à l’idée d’un « front uni » entre les deux pays. »Il s’agit d’une mauvaise lecture du problème », a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Scott McClellan. « Leur problème n’est pas avec les Etats-Unis, mais avec la communauté internationale », a-t-il ajouté.
Depuis plusieurs mois, l’Iran est au banc des accusés. Selon les Etats-Unis, le pays cherche à produire des armes nucléaires. L’Iran, quant à lui, assure que son objectif est purement civil. Mais les Etats-Unis et Israël n’ont guère de doute qu’il dissimule un plan pour se doter de la bombe atomique. Le président américain, George W. Bush lui-même, n’a pas exclu l’hypothèse d’opérations militaires pour empêcher l’Iran de posséder l’arme nucléaire.
Tandis qu’avec la Syrie, ce sont les relations bilatérales qui se sont dégradées, et particulièrement après l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, lundi 14 février, dans un attentat en plein Beyrouth.
Ainsi, au moment où l’ambassadeur américain à Damas, Margaret Scobey, rentrait à Washington pour des « consultations urgentes », dont la durée est indéterminée, les Etats-Unis ont appelé mercredi la Syrie à donner des signes de changement dans sa politique.
Avant son départ de Damas, l’ambassadeur américain s’est entretenu dans la même journée avec le ministre des Affaires étrangères, Farouk Al-Chareh. Mme Scobey a exprimé la « profonde indignation » américaine après le meurtre de l’ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri, a indiqué le département d’Etat.
Sans accuser Damas d’être directement responsable de cet attentat, Washington souligne sans relâche que la présence syrienne crée les conditions qui favorisent l’exécution de tels actes. Le chef de la diplomatie américaine a également souligné que cet assassinat venait s’ajouter à une « longue série de problèmes » que les Etats-Unis ont avec la Syrie, alors que M. Burns a appelé à un retrait « immédiat et complet » des quelque 14.000 soldats syriens présents au Liban.
Que ces accusations soient fausses ou vraies, les Etats –Unis ont bien l’intention de trouver une nouvelle cible au Proche-Orient.









