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Mme Koike présente sa candidature aux élections anticipées

L’ex-ministre de la Défense Yuriko Koike s’est lancée dans la course à la présidence du parti au pouvoir au Japon et du poste de Premier ministre, au moment où le principal mouvement d’opposition s’est mis en ordre de marche dans la perspective de possibles élections anticipées. Mme Koike s’est déclarée candidate à la présidence du Parti libéral démocrate (PLD, droite, au pouvoir), une première pour une femme au Japon, bien qu’elle soit créditée de peu de chances de l’emporter face au favori, l’ancien ministre des Affaires étrangères Taro Aso. Le PLD doit élire un nouveau président le 22 septembre, après le départ de son chef, le Premier ministre démissionnaire Yasuo Fukuda.
Le PLD qui gouverne le Japon presque sans interruption depuis 1955 est majoritaire à la Chambre des députés, et son président sera assuré de devenir le nouveau Premier ministre. Mme Koike a annoncé avoir recueilli les 20 signatures de hauts responsables du parti nécessaires pour présenter sa candidature. «J’ai reçu un soutien enthousiaste de mes collègues et j’ai du coup décidé de concourir», a-t-elle annoncé. Elle a estimé que «le pays pouvait très bien avoir une femme candidate» à la tête du gouvernement, afin de «surmonter l’impasse dans laquelle se trouve la société japonaise». Proche de l’ancien Premier ministre libéral Junichiro Koizumi (2001-2006), cette ancienne présentatrice de télévision de 56 ans est la première Japonaise à tenter d’accéder au faîte du pouvoir. Elle devra affronter entre autres Kaoru Yosano, 70 ans, un partisan de la réduction de l’énorme dette publique nippone, et le fils du gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, 51 ans. Mais le grand favori de la course reste Taro Aso, 67 ans, partisan d’une relance économique par la dépense publique et qui caracole en tête des sondages d’opinion. Le responsable de la stratégie électorale du PLD, Makoto Koga, a déclaré que le futur Premier ministre devrait dissoudre la Chambre des députés et convoquer des élections législatives, anticipées par rapport à leur date prévue en septembre 2009. «L’idéal serait que nous puissions organiser des élections législatives en profitant de l’impulsion créée par l’élection de la présidence du parti», a-t-il estimé, évoquant la date du mois de novembre tout en laissant cette décision à la «discrétion du nouveau Premier ministre».


• Patrice Novotny (AFP)

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