À quelques heures de l’ouverture du sommet du G-20, Barack Obama a appelé mercredi les dirigeants du monde entier à travailler «ensemble» pour affronter la crise économique mondiale. Le Premier ministre britannique Gordon Brown s’est, lui, déclaré confiant quant à l’adoption à Londres d’«un plan mondial» de lutte contre la récession.
«Nous ne pouvons répondre à ce défi qu’ensemble», a affirmé le président américain, dont c’est le premier sommet international, lors d’une conférence de presse conjointe avec Gordon Brown à Londres. «J’ai une confiance absolue dans le fait que cette réunion va refléter un consensus énorme sur la nécessité de travailler de concert face à ces problèmes».
Le chef de la Maison-Blanche a appelé les pays du G-20 à soutenir la croissance et à travailler ensemble sur des réformes de régulation du système financier, plutôt que de succomber aux réflexes protectionnistes qui ont aggravé la Grande dépression dans les années 1930. «C’est une erreur que nous ne pouvons pas nous permettre de répéter», a-t-il insisté. A ses côtés, Gordon Brown s’est réjoui de l’esprit de consensus qui, selon lui, anime les dirigeants du G-20 au moment de se rassembler à Londres. «Comme l’a dit le président Obama, jamais le monde ne s’était rassemblé de cette manière pour faire face à une crise économique», a-t-il déclaré, affirmant qu’un accord mondial serait conclu à l’issue du G-20. «Nous sommes à quelques heures, je pense, de nous entendre sur un plan mondial de reprise et de réformes économiques», a-t-il assuré. Interrogé sur les éventuelles dissensions entre les pays européens et les Etats-Unis, qui font pression pour de nouveaux plans de relance nationaux en Europe, Barack Obama a affirmé que ces différends étaient «considérablement exagérés».