Monde

Périscope : Wanted

Les attentats criminels de Casablanca confirment la progression du terrorisme en Afrique et dans le monde arabe. Les pays du Nord, de l’Ouest comme de l’Est sont tous concernés désormais par les attentats kamikazes. Dans toutes ces régions, on craint une plus grande détérioration de la sécurité des biens et des citoyens. D’ores et déjà les investissements étrangers ont été gelés en attendant l’évolution des événements. Le capital étant par définition volatile, il ne se gêne pas pour aller voir ailleurs sous des cieux moins orageux quitte à revenir plus tard. Nombreux sont les étrangers qui se considèrent en situation de « wait and see ». Il est vrai que les mesures de sécurité ont été renforcées, mais, pour beaucoup, le traumatisme reste grand.
Il est cependant très réconfortant de constater le degré de solidarité qui s’est établie entre les citoyens qui se sentent égaux face à la barbarie. Les marches, rassemblements et manifestations diverses reflètent la volonté populaire de ne pas plier devant l’intimidation et la terreur, œuvre de l’international terroriste. Même si aucun lien direct n’est jusqu’à présent établi avec la pieuvre, la concomitance des attentats, comme le profil des milieux intégristes impliqués confirment à eux seuls le parallèle entre ce qui s’est passé à Casablanca, à Riyad, à Bali et ailleurs. C’est tout le Maghreb qui est désormais concerné par ce fléau, l’Algérie étant le pays le plus visé par une violence aveugle, d’origine essentiellement interne, qui vient s’ajouter à une accumulation sans précédent de malheurs, ponctués par un grave séisme qui a fait plus de deux mille morts et des milliers de blessés. La violence qui a pour origine des contradictions internes à l’Algérie est imputée aux islamistes et a fait ces dernières années entre 100.000 et a 200.000 morts. Tout est bon pour justifier posteriori l’assassinat de sang froid d’innocents : voitures piégées, attentats à la bombe, massacres collectifs, enlèvements et viols. On ne s’arrête devant aucun interdit, ni humain, ni même religieux, alors que les terroristes se réclament de l’Islam.
Les attentats suicide de Casablanca sonnent comme un dur retour aux réalités de l’inquiétante progression du terrorisme avec à chaque opération de nouveaux prétextes qui puisent leur justification dans la lutte contre les intérêts des Etats-Unis qui soutiennent Israël. Ou pour frapper les touristes qui apportent la débauche aux pays musulmans. Ou encore les régimes mécréants en place qui n’appliquent pas la Charia, au sens où l’entendent les fous d’Allah. Ce vaste chantier n’est apparemment qu’à ses débuts.