Ehud Olmert et Hosni Moubarak ont entamé un entretien en tête-à-tête après l’arrivée du chef du gouvernement israélien dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh. Ils devaient être rejoints ensuite par les membres de leurs délégations. Une rencontre lundi entre M. Olmert et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas s’était achevée sans l’annonce de percée sur un rapprochement de points de vue concernant la réunion d’Annapolis, près de Washington. M. Abbas a contacté M. Moubarak lundi soir pour lui communiquer les résultats de ses entretiens avec M. Olmert et discuter des consultations que le président égyptien tiendra avec le Premier ministre israélien, indique la presse cairote mardi. «Nous ne devons pas nous attendre à ce que la réunion d’Annapolis puisse résoudre tous les problèmes», a déclaré M. Moubarak lundi. «La réunion peut constituer le début de négociations et nous déployons tous nos efforts pour faire en sorte que cette réunion réussisse car nous y avons intérêt», a poursuivi M. Moubarak cité par la presse mardi. La rencontre «a été difficile et des divergences demeurent», a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat à la suite du sommet Olmert-Abbas. Le sommet Olmert-Abbas a été suivi par une rencontre entre les chefs des équipes des négociateurs, la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni et l’ex-Premier ministre palestinien Ahmed Qoreï, pour tenter d’avancer sur un document conjoint qui doit être soumis à la réunion internationale. Selon une source aux Affaires étrangères israéliennes, «quelques progrès auraient été enregistrés dans la rédaction du document», censé aborder les questions clés d’un éventuel règlement : les frontières du futur Etat palestinien, la colonisation, le sort de Jérusalem et des réfugiés palestiniens.
Avant le sommet, Israël s’est engagé à ne pas construire de nouvelles colonies en Cisjordanie et à libérer plus de 450 prisonniers palestiniens sur plus de 11.000 qu’il détient, deux mesures présentées comme un geste envers M. Abbas. Les gouvernements israéliens successifs ont fait de telles promesses, sans jamais les tenir, sur l’arrêt de la colonisation depuis l’adoption en 2003 de la Feuille de route, un plan de paix international resté lettre morte. «Les propos d’Olmert doivent être inclus dans la déclaration de la réunion d’Annapolis et Israël doit également s’engager à faire cesser la croissance naturelle des colonies», a réagi le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. M. Erakat a jugé insuffisantes les libérations annoncées de Palestiniens.
• Ron Boussou (AFP)









