Le futur visage politique de la République démocratique du Congo, c’est ce que les différentes composantes du dialogue inter-congolais tentent depuis une semaine d’élaborer à Pretoria, en Afrique du Sud. Régulièrement accueillis dans ce pays médiateurs, les groupes rebelles et Kinshasa devaient cette fois-ci se mettre d’accord sur la composition du futur gouvernement d’union nationale congolais, lequel doit assurer la transition politique en vue d’élections générales dans deux ans.
Lundi, les délégations du gouvernement, du Mouvement pour la libération du Congo (MLC, soutenu par l’Ouganda), du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda), et de l’opposition non-armée, ont donc fructifié ce troisième round en établissement un liste commune sur la répartition des porte-feuilles ministériels, 36 postes de ministres et 25 postes de vice-ministres. Le pouvoir conserverait entre autres l’Intérieur, les Finances et la Santé. Le RCD serait notamment chargé de la Défense, de l’Economie et de l’Enseignement supérieur, et le MLC des affaires étrangères, de l’agriculture et du travail. A l’opposition non-armée reviendraient surtout la justice, les affaires sociales et foncières, les autres postes étant répartis entre les groupes rebelles restants.
Cette liste devrait en tout cas permettre aux parties de se partager le pouvoir jusqu’à la tenue des premières élections libres en RDC depuis 1960. Et après six années de conflit qui ont fait d’énormes dégâts et impliqué de nombreux pays voisins.
La Libye a d’ailleurs dénoncé dimanche les accusations portées la semaine dernière par le représentant à l’ONU en RDC. Nduku Booto avait indiqué au Conseil de sécurité que, depuis un mois, des avions Antonov débarquaient troupes, munitions, armes lourdes et légères dans les villes de Gbadolite et Zongo, frontalières de la République centrafricaine, dans une région occupée par les rebelles du MLC.








