"Je m’en remets à Dieu, puis au gouvernement jordanien, et à sa tête son Altesse le roi, pour qu’on ait pitié de moi et qu’on m’échange contre la prisonnière Sajida al-Rishawi", déclare l’otage dans la vidéo, après s’être identifié comme étant Mahmoud Salmane Saëdat.
L’otage, chauffeur de l’ambassadeur de Jordanie en Irak, enlevé le 20 décembre à Bagdad, s’exprimait devant une caméra, alors que deux hommes armés et cagoulés se tenaient derrière lui.
Le groupe des ravisseurs, "Unité des Faucons", avait lancé mardi un nouvel ultimatum de trois jours, après un premier ultimatum arrivé à expiration le 24 décembre, en vertu duquel il menaçait de tuer leur otage si Amman ne répondait pas à ses demandes, à savoir cesser de coopérer avec le gouvernement irakien et libèrer l’Irakienne, qui avait projeté de se faire exploser contre un hôtel d’Amman.
Dans un communiqué accompagnant la vidéo et cité jeudi par Al-Arabiya, le groupe a annoncé jeudi qu’il "prolongeait son ultimatum (…) en réponse à un appel de l’épouse de l’otage et des demandes en ce sens d’autres groupes armés". Il ne précise pas la durée de ce nouvel ultimatum.
"Je remercie la résistance pour avoir prolongé l’utltimatum", dit l’otage sur la vidéo.
La Jordanie est restée jusqu’ici ferme, assurant qu’elle ne cèderait pas devant les pressions "des terroristes" ou leurs demandes.
Sajida al-Rishawi a été arrêtée en Jordanie pour son implication présumée dans le triple attentat contre des hôtels à Amman le 9 novembre, revendiqué par le groupe d’Abou Moussab al-Zarqaoui, chef d’Al-Qaëda en Irak, et qui avait 60 morts plus les trois assaillants.
Ils ont été revendiqués par le groupe d’Abou Moussab al-Zarqaoui, chef de la branche irakienne d’Al-Qaëda.
Selon ses aveux, diffusés par la télévision jordanienne, Sajida al-Rishawi n’était pas parvenue à faire fonctionner sa ceinture d’explosifs, contrairement à son mari, Ali Hussein Al-Shammari, qui s’était fait exploser à l’hôtel Radisson.









