Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, est arrivé lundi à Bagdad pour une visite surprise à la veille de l’entrée en fonction d’un nouveau chef de la coalition en Irak où les forces irakiennes prennent peu à peu la relève des Américains. «Nous sommes clairement sur une mission de transition», a déclaré Robert Gates aux journalistes qui l’accompagnent dans son avion, pour résumer le mandat du général Raymond Odierno. Peu après son arrivée, au moins douze personnes sont mortes et 32 ont été blessées dans l’explosion de deux voitures piégées dans le centre de Bagdad, selon des sources au sein des ministères de l’Intérieur et de la Défense. Le général Odierno a été le principal artisan de la capture de Saddam Hussein en 2003 après la chute du régime irakien. Récemment nommé chef d’état-major adjoint de l’armée de Terre américaine, ce militaire de 54 ans est réputé proche de ses hommes, courageux et fin stratège. Artisan de l’amélioration de la sécurité en Irak au cours de sa mission de 19 mois à la tête des troupes de la coalition, David Petraeus deviendra ensuite chef du commandement central pour toutes les opérations militaires au Moyen-Orient et en Asie centrale. «Il est entendu que nous resterons aussi engagés que nous le sommes actuellement, mais les domaines dans lesquels nous sommes sérieusement engagés continueront, je pense, de se réduire », a souligné le secrétaire à la Défense, dont la dernière visite à Bagdad remonte au 11 févrierRaymond Odierno, commandant des forces américaines de décembre 2006 à mars 2008 et alors bras droit du général Petraeus, a mis en musique sur le terrain l’arrivée des renforts. David Petraeus remplacera l’amiral William Fallon, qui avait démissionné de ses fonctions mi-mars après avoir été décrit comme opposé à la politique du président George W. Bush au sujet de l’Iran. Crédité d’une réputation de stratège hors pair, tenu pour le spécialiste de la contre-insurrection, David Petraeus, 55 ans, a déclaré récemment que les violences en Irak approchaient un niveau «normal», alors que le nombre de militaires américains morts au combat est au plus bas ces derniers mois depuis le début de la guerre en mars 2003.
• Jim Mannion (AFP)









