Washington : la naturalisation de 11,5 millions de clandestins fait débat

Washington : la naturalisation de 11,5 millions de clandestins fait débat

La question de la régularisation d'environ 11,5 millions de personnes en situation irrégulière aux Etats-Unis d’Amérique fait toujours débat à Washington. Joe Biden, le vice-président américain a exhorté, lundi 5 mai 2014, à Washington, le président de la Chambre des représentant, le républicain John Boehner, à peser en faveur de la réforme de la loi sur l'immigration.
 Une réforme qui rendrait possible la naturalisation des immigrés clandestins à la fin d'une période transitoire d'au moins 13 ans.

"Il est temps pour lui (M. Boehner) d'agir et de s'opposer à la voix d'une minorité au sein du parti républicain qui entrave les efforts visant le changement des conditions de vie des millions d'immigrés". C’est en ces termes que M. Biden s'exprimait lors d'une rencontre au siège du U.S Naval Observatory à Washington.
 "Pour poursuivre les rêves de tout le peuple américain, nous devons sortir les 11 millions d'immigrés de l'ombre", a ajouté le vice-président US, avant de mettre en avant l'apport significatif de l'immigration à l'économie des Etats-Unis.



 Ces propos s’adressent spécialement aux républicains car le texte voté par le Sénat en 2013 est toujours bloqué à la Chambre des représentants, à majorité républicaine. Cette dernière ne voit pas la proposition démocrate du bon oeil et s’active désormais sur sa propre version de la réforme.



Une version qui  prévoit une régularisation sous conditions pour les millions de clandestins vivant aux Etats-Unis, mais pas de "chemin vers la naturalisation" prévu par le plan du Sénat.



Selon cette proposition des républicains, les clandestins "pourraient vivre légalement aux Etats-Unis, mais seulement s'ils acceptent d'admettre leur culpabilité, de subir des vérifications rigoureuses de leurs antécédents, de payer des amendes importantes et des arriérés d'impôts, de suivre des cours d'anglais et d'éducation civique américaine, et d'être capables de soutenir leur famille sans aide publique. »

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