100 jours, 100 villes ou la politique de proximité du RNI

100 jours, 100 villes ou la politique  de proximité du RNI

Le parti vient de présenter les conclusions de son initiative pour adapter l’offre politique à chaque ville

Offrir une politique adaptée à chaque territoire est le pari du RNI. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) vient, en effet, de présenter les conclusions de son programme «100 jours, 100 villes». Un programme qui est venu, selon le président du parti Aziz Akhannouch, en réponse aux Hautes directives royales pour participer à l’émergence des élites locales. Il faut dire que les révélations du programme sont édifiantes. Ainsi, les rencontres organisées par les militants du parti avec les populations locales ont permis de savoir que 90% des participants ne sont pas satisfaits de la situation dans les villes tandis que 80 % voient la santé comme une priorité. Il faut dire que l’initiative du parti de la colombe est considérée comme le plus grand programme d’écoute à travers l’implication directe de 35.000 citoyens. Les travaux menés par les militants du parti ont permis notamment de déterminer certains indicateurs pour les villes liées à des problématiques comme le chômage, la santé, l’emploi et l’éducation. Le travail effectué sur le terrain a également permis, selon la direction du RNI, de procéder à une classification des villes moyennes couvertes par le programme en fonction des défis qui restent à soulever.

Il s’agit concrètement de cinq catégories. La première rencontre des difficultés économiques alors que la deuxième fait face à des problématiques (23 villes) liées à la précarité (11 villes) tandis que la troisième englobe les villes reculées (9 villes). Les deux dernières catégories concernent les villes dynamiques (22 villes) et celles agricoles (22 villes). Il faut préciser cependant que le parti a également visité d’autres catégories couvrant notamment les grandes villes du Royaume. Les conclusions ont permis aux responsables du parti de connaître avec plus de précision les attentes des habitants de ces agglomérations. Ces derniers ont mis l’accent sur les services de base et de proximité. L’utilité de ce travail effectué, selon les RNI, est de permettre aux futurs élus de gagner du temps dans la mise en place de programmes de développement communaux.

10 conclusions

La première conclusion est que les habitants des villes moyennes ne sont pas satisfaits de la réalité du terrain et s’attendent à un avenir meilleur. La deuxième conclusion concerne l’écoute puisque 93% des habitants des villes moyennes pointent du doigt le manque d’écoute. Les troisième et quatrième conclusions portent respectivement sur l’économie en tant que priorité et l’implication effective du citoyen dans la vie sociale. La cinquième conclusion est relative aux jeunes qui aspirent à des espaces pour s’exprimer, apprendre et participer. Le RNI signale dans le cadre de la sixième conclusion du programme les infrastructures qui n’entrent pas directement dans les centres d’intérêts des habitants alors que la septième conclusion porte sur l’intérêt porté par les citoyens sur l’utilisation efficace et efficiente des infrastructures déjà existantes. Enfin, les dernières conclusions sont relatives d’abord à l’aspiration des populations à une implication plus effective dans la détermination des priorités de leurs territoires, ensuite à la nécessité d’exploitation au maximum des potentialités de chaque ville et enfin à l’absence souvent des priorités des habitants dans les programmes de développement territorial.

Le RNI a déjà fixé plusieurs étapes futures après la fin du programme. Il s’agit notamment de la diffusion large des conclusions notamment à travers les réseaux sociaux. Il est question aussi de l’édition d’un livre ou recueil reprenant toutes les recommandations.
Le parti s’engage, par ailleurs, à concrétiser les recommandations sous forme de programmes applicables sur le terrain. Il faut dire que le parti a pu recueillir énormément de données. Les responsables citent notamment l’exemple de Demnate où les citoyens ont émis un ensemble de propositions et de pistes pour l’amélioration de leur quotidien. Ces propositions tournent autour de la santé, l’éducation et les investissements sans oublier la simplification des procédures administratives.

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