Politique

Ahmed Bouz: «Tous nos partis politiques sont pragmatiques»

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ALM : Sommes-nous face aux prémices d’une nouvelle alliance politique ?
 

Ahmed Bouz : Il faut tout d’abord rappeler qu’il est difficile de prédire la nature des alliances politiques qui peuvent naître dans un contexte post-électoral.
D’une manière générale, les partis politiques évitent de s’engager dans une alliance avant les élections. Car il ne faut pas oublier que ce sont les résultats d’abord des élections qui déterminent la nature et la composition des alliances ou des majorités gouvernementales.
Dans ce sens, je pense que les déclarations des hommes politiques actuellement sont beaucoup plus des réactions et ne constituent pas des décisions stratégiques.

Mais au lendemain des élections du 4 septembre dernier, des analystes avaient évoqué la naissance d’un champ politique bipolaire. A quel point est-ce vrai ?

Je réitère encore une fois une pratique qui s’apparente à une règle dans le jeu politique dans notre pays. Ce sont d’abord les résultats qui déterminent les alliances. Aujourd’hui, le PJD s’attend à une victoire dans les Législatives de 2016. Au même moment, l’Istiqlal et le PAM sont aussi à l’affût. Mais quel que soit le parti politique qui en sortira victorieux parmi ces trois formations, tous les autres partis se rangeront de son côté.
De ce fait, la présence d’un parti comme le PAM dans une majorité menée par le PJD n’est pas impossible tout comme la participation du PJD dans un gouvernement présidé par le PAM reste tout à fait un scénario plausible.  

Quelle lecture faut-il donner à l’appel lancé par le SG du PPS pour réactiver la Koutla ?

Depuis la création de cette alliance politique, il ne se passe jamais une élection sans qu’il y ait des déclarations de ce genre. L’expérience nous a appris pourtant que les membres de cette alliance n’adoptent pas une approche commune. Dans ce sens, il est difficile aujourd’hui d’imaginer un parti comme le PPS en dehors d’une majorité gouvernementale en raison des risques que cela fait peser sur la continuité du parti lui-même. D’une manière générale, tous nos partis politiques sont pragmatiques au point où la participation au gouvernement est devenue une finalité en soi.

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