Alliés historiques : Les défis de Rabat et de l’administration Biden dans la région

Alliés historiques : Les défis de Rabat et de l’administration Biden dans la région

Les relations historiques entre le Maroc et les États-Unis se renforcent au fil du temps.

Ce lien indéfectible devra se poursuivre entre Rabat et Washington, à travers les différents projets et les opportunités qu’ouvre le partenariat entre les deux parties. Dans une récente note réalisée par «The Washington Institute for Near East Policy», l’administration Biden est en effet appelée à réaffirmer son soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara tout en encourageant le processus de médiation de paix sous l’égide de l’ONU. Cette analyse décrypte les faits majeurs dans la région et émet des recommandations pour la nouvelle administration américaine mettant en avant l’importance de préserver et développer les initiatives américaines avec le Maroc.

Enjeux

Les auteurs de cette «policy note» intitulée «Saisir les opportunités et renforcer les alliances en Afrique du Nord et de l’Ouest» recommande à l’administration Biden de renforcer son partenariat avec le Maroc, qualifié du «plus ancien allié arabe de l’Amérique». Après avoir rappelé les événements successifs qui se sont déroulés durant ces dernières années dans la région, les enjeux qui y sont liés et les relations bilatérales entre le Maroc et les États-Unis (Accord de libre-échange, Millennium Challenge Corporation), le think tank explique dans sa partie «Policy recommandations» qu’il n’y a aucune contradiction entre la reconnaissance de la marocanité du Sahara et l’appui à la médiation des Nations Unies. Parallèlement, la nouvelle administration américaine pourra également encourager le Maroc à tirer le maximum du potentiel de ses liens avec Israël en mettant en place le plus rapidement possible des ambassades et échanger sur l’offre dans les domaines économiques, culturels, éducatifs, technologiques et autres partenariats qui profiteraient à long terme à la population marocaine.
A cela s’ajoute la nécessité pour la nouvelle administration de se fonder sur la bonne volonté capitalisée suite à la reconnaissance du Sahara pour soutenir les réformes démocratiques au Royaume et une autonomie effective pour le Sahara. Les réalisateurs de cette policy note attirent l’attention de l’administration Biden sur le fait que l’une des conséquences de la Covid-19 s’est reflétée au niveau de la gouvernance. Une plus grande décentralisation des responsabilités vers les localités s’est opérée. Cette tendance devra être encouragée par Washington afin d’accroître la reddition des comptes et l’amélioration des prestations des services publics.

Appuyer les secteurs clés de l’économie marocaine

Les États-Unis devront dans la même dynamique poursuivre leur soutien à l’emploi des jeunes au Maroc. The Washington Institute for Near East Policy n’a pas manqué de souligner les différents projets initiés par l’USAID indiquant par ailleurs qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine, en particulier pour stimuler le secteur privé et le développement de l’entrepreneuriat. Washington pourra aussi réfléchir sur les moyens de capitaliser sur les relations diplomatiques entre le Maroc et Israël pour booster des secteurs clés de l’économie marocaine y compris les technologies, le tourisme et les télécommunications. La finalité serait de donner un coup de pouce en termes d’opportunités d’emplois aux jeunes marocains.

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