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Après le pouvoir d’achat, le RNI s’attaque au chantier des services publics

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Eau, énergie, éducation et santé constituent les quatre piliers du deuxième engagement présenté mercredi à Oujda dans le cadre de la tournée nationale du parti

Objectifs chiffrés : Après le pouvoir d’achat, place aux services publics. Deux jours après avoir dévoilé à Fès le premier engagement de son futur programme consacré à la protection durable du pouvoir d’achat, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a présenté mercredi à Oujda le deuxième pilier de son offre politique pour la prochaine législature. Un engagement centré cette fois sur la qualité des services publics et la réduction des disparités.

La formation poursuit ainsi sa tournée nationale destinée à présenter progressivement les grandes orientations de son programme avant leur présentation globale lors d’une convention nationale. Pour rappel, l’étape de Fès avait été consacrée à la question du pouvoir d’achat avec quatre mesures phares : un mécanisme de protection contre les effets de l’inflation pour les bénéficiaires du soutien social direct, un dispositif d’épargne destiné aux travailleurs du secteur informel, une amélioration des salaires et des pensions de retraite ainsi qu’un crédit d’impôt pour accompagner les dépenses de scolarisation des familles. À Oujda, le parti a choisi d’aborder un autre chantier structurant : celui de l’accès aux services essentiels. L’eau, l’énergie, l’éducation et la santé constituent les quatre axes autour desquels s’articule cet engagement.

L’eau comme priorité nationale

Premier chantier présenté : la sécurisation durable de l’accès à l’eau.
Le parti entend poursuivre l’accélération des grands projets hydriques déjà engagés, notamment les barrages, les interconnexions entre bassins hydrauliques et les stations de dessalement d’eau de mer. Mais le programme met également l’accent sur les solutions de proximité avec l’objectif de raccorder individuellement les ménages vivant dans les zones confrontées au stress hydrique.
La récupération et la valorisation des eaux pluviales figurent également parmi les leviers identifiés pour renforcer la résilience hydrique des territoires.

Produire son électricité et protéger sa facture

Le deuxième volet concerne l’énergie.
L’une des mesures les plus remarquées porte sur la possibilité offerte aux ménages de produire eux-mêmes une partie de leur électricité à travers des équipements dont le coût serait progressivement remboursé grâce aux économies réalisées sur la facture énergétique.
Le dispositif prévoit également un mécanisme de protection spécifique pour les bénéficiaires du soutien social direct. Les aides seraient automatiquement ajustées en fonction de l’évolution des prix de l’énergie. Les ménages modestes continueraient par ailleurs à bénéficier d’une tarification stable pour les premières tranches de consommation.
Le programme évoque également l’ouverture du marché de l’électricité lié à la moyenne tension ainsi que l’accélération du développement du gaz naturel liquéfié et de l’hydrogène vert.

Généralisation des écoles pionnières

Dans le domaine de l’éducation, l’objectif affiché est particulièrement ambitieux.
Le RNI prévoit la généralisation des écoles et collèges pionniers à l’horizon 2028 ainsi que celle des lycées pionniers d’ici 2031. Le parti fixe également un objectif de réduction d’au moins 50% du décrochage scolaire.
Pour y parvenir, plusieurs mesures d’accompagnement sont annoncées : généralisation du transport scolaire dans les zones rurales, extension des cantines scolaires au préscolaire et au primaire, renforcement du soutien pédagogique individualisé à travers les technologies éducatives et poursuite du développement de l’enseignement supérieur.
Le programme prévoit notamment le passage de 12 à 27 universités ainsi que la création de douze Cités des métiers et des compétences.

Une nouvelle organisation des soins

Le quatrième pilier concerne la santé.
Le parti entend généraliser les Groupements sanitaires territoriaux à l’ensemble des régions du Royaume d’ici 2027 afin de structurer des parcours de soins intégrés allant du centre de santé de proximité jusqu’aux centres hospitaliers universitaires.

Le médecin de famille occupe une place centrale dans cette architecture, accompagné par environ 5.000 assistants sanitaires déployés dans les territoires ruraux.
Le programme fixe également plusieurs objectifs chiffrés : porter la densité médicale à 45 professionnels de santé pour 10.000 habitants à l’horizon 2030 contre environ 30 actuellement, achever l’ensemble des CHU en cours d’ici 2029, mettre à niveau 1.600 établissements de santé primaire et créer 200 nouvelles structures dans les zones sous-équipées.

À cela s’ajoutent le déploiement de 100 unités médicales mobiles, la création d’un numéro national d’urgence unique (141), la généralisation progressive du tiers payant dans les établissements publics ainsi qu’une prise en charge intégrale des actes de télémédecine par l’Assurance maladie obligatoire.
Avec cette deuxième étape organisée à Oujda, le RNI poursuit ainsi la présentation progressive d’un programme qui semble s’articuler autour de deux grands axes : la protection du pouvoir d’achat d’un côté et l’amélioration de l’accès aux services publics de l’autre. D’autres engagements devraient être dévoilés dans les prochains jours à l’occasion des prochaines étapes régionales de cette tournée nationale.