Politique

Asilah: Quels regroupements régionaux dans les pays du Sud ?

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Le 36ème Moussem culturel international d’Asilah a ouvert ses portes vendredi 8 août 2014. Organisé par la Fondation du Forum d’Asilah, ce Moussem a débuté ses travaux par la séance inaugurale d’un colloque sous le thème «L’Etat Nation et les Unions régionales dans les pays du Sud ». Les travaux de cette séance inaugurale ont été marqués par le message adressé par le Roi du Bahreïn, Hamed Ben Issa Al Khalifa, aux participants à ce colloque.

Selon le Souverain bahreïni, le thème de ce colloque est actuellement au cœur des intérêts intellectuels et politiques des élites et des preneurs de décision dans les pays du Nord et ceux du Sud à la fois. Il a poursuivi que les regroupements régionaux n’étant pas un choix facile pour les pays membres. Car ces derniers doivent prendre en considération des points en commun en vue «d’en faire une force motrice du développement et un catalyseur de la réalisation du développement», a tenu à préciser le Souverain bahreïni.

S’inscrivant dans le cadre de la 29ème Session de l’Université d’été Al Moutamid Ibn Abbad, ce colloque visait à mettre l’accent sur les efforts entrepris pour la création des unions régionales dans les pays du Sud, qui ont soit débouché sur un certain degré de succès, ou ont été voués à l’échec. Selon Cheikh Tidiane Gadio, président sénégalais de l’Institut panafricain stratégies (IPS), plusieurs regroupements régionaux ont tenté de s’établir en Afrique, telle que l’Union du Maghreb Arabe (UMA), qui n’a pas pu prendre, jusqu’à présent, son vol à cause des divergences entre les pays membres.

«L’Afrique doit aller au- delà de ces unions régionales et travailler, tous ensemble, pour la mise en place d’une unité politique, économique et monétaire», a-t-il affirmé. Intervenant à cette occasion, Salaheddine Mezouar, ministre des affaires étrangères et de la coopération, a précisé que le développement des regroupements régionaux ne peut avoir lieu, s’ils comportent en leur sein des entités ne remplissant pas les conditions politiques d’un Etat nation. «Leur progression vers des regroupements régionaux agissants ne peut être possible, s’ils comptent en leur sein des entités fictives, illégales, sans fondement juridique aucun», a-t-il affirmé.

Après d’autres pays tels que le Mexique et le Koweït, le Royaume du Bahreïn est l’invité d’honneur de ce 36ème Moussem, qui se poursuit jusqu’au 22 août. «Cette édition revêt un caractère spécial, car la présence du Royaume frère du Bahreïn, invité d’honneur du présent festival, lui donne encore plus de prestige et d’éclat et démontre la profondeur des liens de fraternité qui unissent les deux pays», a souligné Mohamed Benaïssa, secrétaire général de la Fondation du Forum d’Asilah.

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