Exercice de la médecine : Un report et des interrogations

Exercice de la médecine : Un report  et des interrogations

Les députés n’ont pas fixé une date, ce qui risque de retarder un peu plus l’adoption du texte

Le projet de loi relatif à l’exercice de la médecine risque d’être retarder, un peu. Et pour cause. Alors que la Chambre des représentants avait fixé une date limite pour le dépôt des amendements au projet de loi, une décision vient d’être prise pour reporter sine die cette étape. Aucune date n’a été fixée par les responsables de la Chambre basse du pays pour reprendre le travail sur les amendements d’un texte pour le moins très attendu car fondateur d’une nouvelle étape dans le monde de la médecine au Royaume. Des sources parlementaires précisent cependant que la demande du report a été faite par les groupes parlementaires de la majorité. Ce report bien qu’il soit tout à fait légal soulève des interrogations.

Car le Parlement vit pratiquement ses dernières heures avant la clôture de la législature actuelle et l’organisation des élections législatives. Il faut préciser cependant que le caractère fondateur du projet de loi sur l’exercice de la médecine en fait un texte stratégique qui suscite un débat à la fois dans le milieu politique, le monde professionnel et des praticiens. Reste à savoir si les députés vont très vite reprendre le travail sur ce projet de loi en vue de son adoption sachant qu’il reste encore l’étape de la Chambre des conseillers avant le retour pour une deuxième lecture chez les députés. Une chose est sûre.

Le projet de loi en question est un élément central dans le projet stratégique de l’élargissement de la couverture médicale à tous les citoyens au cours des deux prochaines années. Pour rappel, le projet de loi N°33.21 modifiant et complétant la loi 131.13 relative à l’exercice de la médecine a été présenté il y a quelques jours par le ministre de la santé, Khalid Ai Taleb. Ce texte introduit de nombreuses nouveautés, notamment en prévoyant un ensemble d’incitations pour attirer les médecins étrangers ou marocains exerçant à l’étranger. Pour l’exercice de la médecine dans le secteur privé au Maroc par les étrangers d’une manière continue, le projet de loi prévoit des mesures incitatives pour attirer ces médecins, en se contentant de la condition d’inscription au tableau de l’Ordre national des médecins pour exercer la profession, laquelle inscription permettra au médecin étranger d’avoir une carte d’inscription, et ce, conformément aux dispositions légales relatives aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers au Maroc.

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