Guergarate : Opération rétablissement de l’ordre et de la loi

Guergarate :  Opération  rétablissement  de l’ordre et de la loi

L’intervention des FAR a permis de nettoyer la zone

Cela fait des mois que les séparatistes faisaient la sourde oreille aux appels, notamment du SG de l’ONU, de ne pas entraver la fluidité du trafic international dans la zone. Après des semaines d’attente, la réaction du Maroc est venue nette et rapide.

Ce fut clair, net et propre. Le chaos provoqué par les miliciens du polisario à Guergarate a laissé place à l’ordre et à la loi. Un rétablissement de la situation normale grâce à l’intervention des FAR sur Hautes instructions de SM le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat-major général des Forces armées royales. Il faut dire que c’est la deuxième fois que le Maroc se trouve dans l’obligation d’intervenir en moins de cinq ans. Après une première opération en 2016 dans la zone dite «Kandahar» où les miliciens du polisario s’adonnaient à des trafics de tout genre des groupes proches de la mouvance djihadiste, les Forces armées royales sont de nouveau intervenues cette fois-ci pour défendre la légalité internationale. Cela fait des mois que les séparatistes faisaient la sourde oreille aux appels, notamment du SG de l’ONU, de ne pas entraver la fluidité du trafic international dans la zone. Après des semaines d’attente, la réaction du Maroc est venue nette et rapide. Selon le ministère des affaires étrangères, de la coopération et des Marocains résidant à l’étranger, «le Maroc a décidé d’agir, dans le respect de ses attributions, en vertu de ses devoirs et en parfaite conformité avec la légalité internationale».

Face aux provocations graves et inacceptables auxquelles se sont adonnées les milices du «polisario» dans la zone tampon de Guergarate au Sahara marocain et après s’être astreint à la plus grande retenue, face aux provocations des milices du «polisario», «le Royaume du Maroc n’a eu, selon le ministère, d’autre choix que d’assumer ses responsabilités afin de mettre un terme à la situation de blocage générée par ces agissements et restaurer la libre circulation civile et commerciale». Le «polisario» et ses milices, qui se sont introduits dans la zone depuis le 21 octobre 2020, y ont mené des actes de banditisme, bloqué la circulation des personnes et des biens sur cet axe routier et harcelé continuellement les observateurs militaires de la Minurso, rappelle le ministère, relevant que ces agissements documentés constituent de véritables actes prémédités de déstabilisation qui altèrent le statut de la zone, violent les accords militaires et représentent une menace réelle à la pérennité du cessez-le-feu.

Ces actes sapent les chances de toute relance du processus politique souhaitée par la communauté internationale, a martelé le ministère, notant que depuis 2016, le «polisario» a multiplié ses agissements dangereux et intolérables dans cette zone tampon, en violation des accords militaires, au mépris des rappels à l’ordre lancés par le secrétaire général de l’ONU et en transgression des résolutions du Conseil de sécurité, notamment 2414 et 2440, qui ont enjoint au «polisario» de mettre fin à ces actes déstabilisateurs. Pour Naoufal Bouamri, avocat et spécialiste des questions sahariennes, «l’intervention du Maroc s’est faite dans le cadre de la légalité internationale ainsi que les différentes résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment la résolution 2548 qui consacre la nature de cette zone comme étant une zone tampon démilitarisée sous supervision de la Minurso, comme prévu d’ailleurs par l’accord du cessez-le-feu. L’opération était donc en total respect de cet accord et ne s’est pas faite en dehors de la légalité internationale.

Au contraire, je pense que l’intervention est venue pour préserver l’esprit de l’accord du cessez-le-feu puisque l’opération a mis un terme aux provocations des milices du polisario qui menaçaient la région entière ainsi que la vie des civils et des personnes en transit au poste de Guergarate». Plus loin encore, la même source explique que «la situation a connu une évolution positive. Le Maroc a réalisé une opération sécuritaire filmée, ce qui a permis de savoir que les éléments du polisario n’étaient pas des civils mais armés. Avant leur retrait, ces derniers ont délibérément incendié leurs tentes où ils étaient en embuscade. Il faut dire que le plus important concerne les réactions sur le plan international.

La Russie, membre du Conseil de sécurité, a ainsi appelé à préserver le statut de la région sans trop s’attarder sur l’opération marocaine, ce qui veut dire que cette dernière a bénéficié d’un consensus international et d’un soutien politique». Dans ce sens, plusieurs pays ont déclaré leur soutien au Royaume. C’est le cas notamment des Émirats Arabes Unis et du Qatar pour ne citer que ces deux pays.

A noter que les Forces Armées Royales (FAR) ont procédé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à la mise en place d’un cordon de sécurité en vue de sécuriser le flux des biens et des personnes à travers la zone tampon de Guergarate, reliant le Maroc à la Mauritanie. Un communiqué de l’état-major général des Forces armées royales explique que «suite au blocage par une soixantaine de personnes encadrées par des miliciens armés du polisario de l’axe routier traversant la zone tampon de Guergarate reliant le Royaume du Maroc et la République Islamique de Mauritanie, et l’interdiction du droit de passage, les Forces armées royales procèdent à la mise en place d’un cordon de sécurité en vue de sécuriser le flux des biens et des personnes à travers cet axe». La même source a précisé que «cette opération non offensive et sans aucune intention belliqueuse se déroule selon des règles d’engagement claires, prescrivant d’éviter tout contact avec des personnes civiles et de ne recourir à l’usage des armes qu’en cas de légitime défense». Depuis cette opération, le trafic routier entre le Maroc et la Mauritanie, via le poste-frontière El Guergarate, a repris dans les deux sens.
Des dizaines de camions de transport de marchandises, bloqués depuis trois semaines à cause des agissements des milices du «polisario», ont traversé les frontières marocaine et mauritanienne après avoir accompli les formalités policières et douanières.
Et contrairement à la propagande des séparatistes et de leurs relais algériens, et qui tentent de faire croire à l’opinion publique internationale que la zone tampon est à feu et à sang, la situation était très calme à El Guergarate et aucun coup de feu n’a été tiré depuis vendredi matin, lorsque les éléments des FAR ont été obligés de riposter aux tirs des milices du «polisario» après leur intervention légitime pour les déloger des lieux et rétablir la circulation civile et commerciale entre le Maroc et la Mauritanie.

Retrait

Nouveau coup dur pour les séparatistes. La République Coopérative de Guyana vient d’annoncer sa décision de retirer sa reconnaissance de la pseudo «rasd». Selon un communiqué du ministère des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, une lettre adressée au ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, par le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de Guyana, Hugh Hilton Todd, annonce que «le gouvernement de Guyana ne va plus reconnaître» la pseudo «rasd», ajoute le communiqué, soulignant que Guyana «apportera son soutien entier aux efforts des Nations Unies en vue d’une solution pacifique et mutuellement acceptable». Grâce à l’impulsion donnée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la dynamique internationale d’appui à la marocanité du Sahara se poursuit, à la mesure de l’érosion des reconnaissances à de la fantomatique «république», souligne le communiqué, relevant que 164 pays dans le monde ne reconnaissent pas la pseudo «rasd». La République Coopérative de Guyana, qui avait reconnu l’entité fantomatique le 1er septembre 1979 et dont la décision coïncide avec la commémoration par le peuple marocain du 45ème anniversaire de la Marche Verte, est le 14ème pays d’Amérique latine et des Caraïbes à avoir retiré sa reconnaissance de l’entité chimérique depuis.

Large adhésion internationale

L’opération du Maroc à Guergarate a rencontré un large soutien international. Dans ce sens, l’Etat des Emirats Arabes Unis (EAU) a exprimé sa solidarité et son soutien au Maroc dans la protection de ses territoires. «Les Émirats Arabes Unis ont réitéré leur solidarité et leur soutien au Royaume du Maroc frère et appuyé la décision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de mettre fin à l’incursion illégale (du polisario) dans la zone tampon de Guergarate, qui relie le Maroc et la Mauritanie, dans le but de sécuriser les flux naturels de marchandises et de personnes entre les deux pays voisins», indique un communiqué du ministère émirati des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Le Royaume d’Arabie Saoudite a exprimé son soutien aux mesures prises par le Maroc pour rétablir la liberté de circulation civile et commerciale dans cette zone tampon, au Sahara marocain. Pour sa part, la Jordanie a également affiché son soutien total au «Royaume frère du Maroc dans toutes les démarches qu’il entreprend pour protéger ses intérêts nationaux, son intégrité territoriale et sa sécurité». Ce fut le cas également pour le Royaume du Bahreïn, qui a exprimé son appui et sa solidarité avec le Maroc dans la défense de sa souveraineté et ses droits et la sécurité de ses terres et citoyens au niveau du passage de Guergarate, dans le cadre de la souveraineté du Maroc et l’intégrité de son territoire conformément à la légalité internationale.

De son côté, l’Etat du Qatar a exprimé son soutien à la décision du Maroc d’agir pour mettre fin à l’impasse provoquée par le blocage de la circulation au passage de Guergarate par les milices du «polisario».
De son côté, le Sultanat d’Oman a affirmé son appui au Royaume du Maroc en ce qui concerne les mesures qu’il a prises en vue de préserver sa sécurité et sa souveraineté et garantir le maintien de la liberté de circulation civile et commerciale à Guergarate.

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