Ils nous ont quittés en 2020 : Le monde politique perd plusieurs de ses icônes

Ils nous ont quittés en 2020 : Le monde politique perd  plusieurs de ses icônes

L’année 2020 a été marquée par le départ de plusieurs grands hommes politiques.

Il s’agit d’icônes qui ont joué un rôle à la fois dans la lutte pour l’indépendance du pays mais également dans le Maroc post-indépendance. Ce fut le cas de l’ancien Premier ministre, Abderrahmane El Youssoufi, décédé à Casablanca, à l’âge de 96 ans.

Natif de Tanger le 8 mars 1924, feu Abderrahmane El Youssoufi avait rejoint les rangs du mouvement national alors qu’il était encore élève interne au Lycée Moulay Youssef de Rabat. Le défunt fut membre du secrétariat général de l’Union nationale des forces populaires, qui va devenir en 1975 l’Union socialiste des forces populaires (USFP), et rédacteur en chef de son organe «Attahrir» entre 1959 et 1965. Le 4 février 1998, Feu SM le Roi Hassan II l’avait chargé de former le gouvernement d’alternance qu’il présentera au Souverain le 14 mars de la même année. Après la mort de SM Hassan II, SM le Roi Mohammed VI le maintient à la tête du gouvernement en lui rendant un hommage remarquable. Il est reconduit dans ses fonctions de Premier ministre dans le gouvernement formé le 6 septembre 2000 et y restera jusqu’au 9 octobre 2002.

L’année 2020 a connu le départ du leader politique Mahjoubi Aherdane, décédé à 99 ans, des suites d’une longue maladie. Natif d’Oulmès (Hauts plateaux des Zemmours et Moyen Atlas), feu Aherdane est connu pour avoir été le fondateur du Mouvement populaire (MP) dont il a toujours été considéré comme le père spirituel avec Abdelkrim El Khatib.

Il a également occupé différents postes ministériels sous et post protectorat français et ce jusqu’au début des années 1980, dont notamment celui de ministre d’État chargé des postes et des télécommunications et de ministre d’État chargé de la coopération, de la défense sous Feu SM Hassan II. Il s’était petit à petit retiré des affaires politiques depuis l’entrée du nouveau siècle pour ne se consacrer qu’à l’art et à une retraite de patriote bien gagnée.

La fin de l’année a également connu le décès de Mohamed El Ouafa, ancien ministre de l’éducation nationale et dirigeant du parti de l’Istiqlal (PI) à l’âge de 72 ans. Durant sa carrière, le défunt avait rempli plusieurs missions de haute responsabilité.

Il fut ambassadeur du Maroc en Inde et au Népal (2000-2004), en Iran et au Tadjikistan (2006 -2009), au Brésil, Paraguay, Surinam et Guyana (2009-2011). En 2012, il est nommé ministre de l’éducation nationale, puis ministre délégué auprès du chef de gouvernement, chargé des affaires générales et de la gouvernance de 2013 à 2017. Mohamed El Ouafa est né en 1948 à Marrakech. En 1976, il devient secrétaire général de la Jeunesse istiqlalienne jusqu’à 1984. De 1982-2003, il a été membre du Comité exécutif du parti de l’Istiqlal.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *